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Photo Bureau du premier ministre du Québec (courtoisie) – L’annonce d’un couvre-feu par le premier ministre François Legault suscite de l’inquiétude à l’égard des gens d’affaires d’ici.

Couvre-feu: un autre «coup dur» pour les gens d’affaires d’ici

L’imposition d’un couvre-feu à travers le Québec, entré en vigueur samedi dernier, sur le coup de minuit, et le prolongement de la fermeture plusieurs commerces jusqu’au 8 février, n’est pas sans laisser indifférents les élus municipaux et les regroupements d’affaires de la région immédiate qui, tous, reconnaissent que cela constitue un autre «coup dur» pour les entrepreneurs et les commerçants d’ici.

Pour un, le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie MRC de Deux-Montagnes (CCI2M), François Chalifour, tout comme la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), se dit «clairement préoccupé» par l’état des entreprises et commerces de la région et la survie de plusieurs d’entre eux.

«La situation actuelle est extrêmement difficile pour de trop nombreux secteurs économiques et [ces] annonces sont un autre coup dur pour des milliers d’entrepreneurs», de déclarer, dans un communiqué de presse conjoint, le président-directeur général de la FCCQ, Charles Milliard.

Cette annonce gouvernementale devenue réalité, le directeur général de la CCI2M, François Chalifour, estime que le gouvernement se doit maintenant de plancher sur deux priorités nationales, «à savoir maximiser la distribution et l’administration des vaccins et s’assurer que les aides de soutien aux entreprises soient les plus directes et les plus efficaces possible pour leur éviter un surendettement déjà bien réel».

«Le gouvernement doit présenter et exécuter rapidement un plan de vaccination cohérent et efficace. En plus de pouvoir compter sur les professionnels de la santé, il devrait aussi prêter rapidement l’oreille aux offres d’aide du secteur privé pour accélérer la vaccination de la population. Par ailleurs, pour couvrir un maximum d’entreprises ayant besoin d’une aide financière pour survivre, l’enveloppe globale devrait être augmentée et la notion d’aide directe devrait être privilégiée», de faire valoir, dans ce même communiqué, les deux regroupements.

Un appui des élus municipaux

De son côté, le maire de Deux-Montagnes et préfet de la MRC de Deux-Montagnes, Denis Martin, a encouragé les citoyens, qui ont eu, fait-il remarquer, un comportement majoritairement responsable jusqu’à ce jour, de continuer de respecter les consignes sanitaires. «Nous avons tous l’impression que le temps passe trop rapidement; prenons ce temps de pause pour nous ressourcer. Notre système de santé mérite cet effort supplémentaire de notre part«, écrit-il dans un courriel, lorsqu’interrogé par votre hebdo L’ÉVEIL sur l’actuelle situation.

Lui-aussi a une pensée à l’égard des commerçants touchés et rappelle que la MRC est fiduciaire d’un fond d’urgence provincial qui leur est destiné. «Les fonds demeurent tout de même limités et la MRC a fait une troisième demande de fonds supplémentaires au gouvernement cette semaine. J’encourage les PME à contacter le service de développement économique de la MRC pour voir leur admissibilité au programme», de souligner celui-ci.

Pour sa part, le maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, invite également la population à «se serrer les coudes plus que jamais», à suivre les recommandations de la Santé publique pour «désengorger le système de santé qui est déjà à bout de souffle» et à commander régulièrement des repas pour livraison ou pour emporter. Un guide des restaurateurs classé par type de restaurants est d’ailleurs disponible sur le Web de la Ville de Saint-Eustache.

Et parlant d’économie locale, M. Charron reconnaît que l’actuelle situation peut être très difficile à supporter pour les commerces et les enjoint de ne pas hésiter à communiquer avec la MRC et IDÉ Saint-Eustache pour «tout connaître sur les programmes d’aide aux commerces ou pour partager leurs bonnes idées, tout simplement».

«Dans cette épreuve, nous avons vu des gens d’affaires prendre un virage drastique pour réorienter leur entreprise et j’admire cette créativité. Leurs nouvelles façons de faire risquent de perdurer dans le temps, même lorsque la COVID-19 sera derrière nous. Ils ne le réalisent peut-être pas maintenant, mais ils ressortiront probablement gagnants de cette période hors du commun. De notre côté, les membres de la Commission du développement économique se rencontrent régulièrement, de façon virtuelle, pour explorer des nouvelles avenues pour soutenir concrètement les commerces d’ici», de conclure M. Charron.

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