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Photo Benoît Bilodeau – À l’entrée principale du Parc national d’Oka, la semaine dernière, un point de contrôle empêchait les amateurs de plein air d’y accéder.

Le blocus au Parc national d’Oka sur le point d’être levé?

Une semaine après que les Mohawks de Kanesatake en aient bloqué l’accès, une entente serait sur le point d’intervenir, ou serait intervenue, afin de permettre aux amateurs de plein air d’accéder finalement au Parc national d’Oka, comme l’a autorisé le Gouvernement du Québec pour l’ensemble des parcs nationaux québécois, et cela selon certaines conditions.

En effet, des rumeurs circulaient aujourd’hui, en fin d’avant-midi, pour un scénario en ce sens, mais n’avaient pas toujours pas été confirmées par les parties concernées. Selon ce qui circulait, seule l’entrée à l’extrémité de l’autoroute 640 serait rouverte, mais pas l’entrée principale, sur la route 344, située non loin de l’entrée au noyau villageois d’Oka.

Au bureau de la ministre Sylvie D’Amours, responsable des Affaires autochtones, on a fait savoir par courriel, toujours ce matin, que «des annonces seront faites en temps et lieu» et que c’est «la Santé publique qui prend les décisions et qui mène les discussions avec la communauté [mohawk] et la Municipalité [d’Oka]».

«Le gouvernement du Québec est sensible aux réalités particulières qui touchent les communautés autochtones. Toutefois, le blocage à l’entrée du parc n’est pas une solution pour protéger les populations de Kanesatake et d’Oka. Tous doivent suivre les mesures de protection indiquées par la Santé publique», devait signaler Lauréanne Fontaine, attachée de presse au cabinet de la ministre D’Amours, ajoutant que cette dernière est «régulièrement en communication avec le grand chef Simon et le maire Quevillon et ce, depuis le début».

Éviter une propagation communautaire

Depuis le mercredi 20 mai dernier, rappelons-le, les citoyens désireux d’accéder au Parc national d’Oka se butent à des points de contrôle que les Mohawks ont érigés pour bloquer les entrées à l’extrémité de l’autoroute 640, sur la route 344 et aux sentiers du calvaire d’Oka.

«Notre inquiétude, c’est une propagation communautaire. Plus de 50 % de nos membres mohawks ont des problèmes de diabète, de cancer et immunitaires. Jusqu’à maintenant, grâce à nos actions, nous avons réussi à limiter la propagation. Nous, tout ce qu’on demande, ce sont deux à trois semaines [avant de rouvrir le parc]. Il faut coordonner nos efforts pour que notre région reste en sécurité au niveau de la santé», devait motiver, la semaine dernière, le grand chef du conseil de bande de Kanesatake, Serge Otis Simon, qui n’avait pas retourné nos appels au moment d’écrire ces lignes pour faire le point sur la situation.

«Seuls au monde»

Pour le maire d’Oka, Pascal Quevillon, peu importe qu’il y ait eu entente ou non pour permettre l’accès au Parc national d’Oka, la situation vécue par sa municipalité depuis une semaine, et encore plus depuis lundi avec la réouverture des commerces du Grand Montréal, est tout simplement «injuste».

«Ce n’est certainement pas plaisant à vivre. On nous prend en otage, on prend notre économie en otage. Nous sommes seuls au monde. La communauté mohawk fait ce qu’elle veut et personne ne nous aide, personne ne nous demande notre avis. Nous voulons être traités comme toutes les autres municipalités au Québec, que nos citoyens puissent vivre comme partout ailleurs et dormir sur leurs deux oreilles sans inquiétude. C’est pas compliqué!», a commenté, en entrevue téléphonique, mardi matin, le maire Quevillon.

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