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Au niveau 4, jusqu'à 80 % des opérations chirurgicales pourraient être reportées en conservant les urgences.

Délestage: La région des Laurentides passe au niveau 4

La région des Laurentides passe au niveau 4 sur le plan du délestage en raison de la crise de la COVID-19.

L’éventualité avait été avancée en conférence de presse jeudi dernier par la sous-ministre adjointe du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Lucie Opatrny.

Déjà, trois régions étaient déjà passées au niveau 4 en date de la semaine dernière; soit l’Estrie, la Montérégie-Est et la Mauricie-Centre-du-Québec.

En plus des Laurentides, les régions de Lanaudière, Montérégie-Centre et Montérégie-Ouest devaient suivre.

Chirurgies et urgences

Concrètement, selon ce que rapportait Radio-Canada qui aurait mis la main sur une directive du MSSS en ce sens, jusqu’à 80 % des opérations chirurgicales pourraient être reportées en conservant les urgences. La réduction de 50 % des chirurgies (niveau 3) n’ayant pas été suffisante pour faire face à l’augmentation importante des malades de la COVID-19 dans certains hôpitaux.

De plus, le niveau 4 permet la fermeture de petites et moyennes salles d’urgence, pour réorienter la clientèle vers de plus grandes.

Dans les Laurentides, la mesure (si elle mise de l’avant) pourrait occasionner des problèmes certains aux urgences des hôpitaux de Saint-Jérôme et Saint-Eustache qui affichaient des taux d’occupation respectifs de 128 % et 138 % lundi matin dernier.

Dans un tel contexte, on aura compris qu’un citoyen qui se présente à l’urgence pour un cas considéré comme léger (priorités 4 et 5) risque fort d’être invité à se diriger vers une clinique privée.

Parlant d’urgences, on évoque également la possibilité que les ambulanciers soient amenés à prêter main-forte, à leur arrivée avec un patient, au personnel soignant. D’autant plus qu’on ferait, nous dit-on, face à un manque de personnel aux urgences de Saint-Jérôme et Saint-Eustache.

Cancers

Dans un autre ordre d’idée, il faudra voir ce qu’il adviendra des suivis de cancers, notamment en ce qui a trait au report de rendez-vous pour des personnes présentant un état semi-urgent pour qui le traitement en milieu hospitalier n’est pas nécessaire.

Pour tous les autres cas nécessitant des soins, la forme que prendront les suivis risque fort d’être déterminée selon la situation qui prévaudra.

Pas suffisant

En outre, malgré toutes les contraintes importantes que représente un passage au niveau 4 de délestage, d’aucuns prévoient que ce ne sera pas suffisant pour endiguer la crise actuelle dans les hôpitaux.

La sous-ministre adjointe Lucie Opatrny est de ceux-là.

Aux yeux de cette dernière, le niveau de délestage 4 ne sera pas suffisant pour aller chercher la capacité hospitalière dont on aura besoin pour traiter tous les patients qu’on prévoit dans les prochaines semaines.

De quelque 2 000 patients hospitalisés en ce moment pour la COVID-19, les experts prévoient qu’on pourrait passer à 3 000 d’ici deux semaines.

Ajoutez à cela les quelque 20 000 travailleurs de la santé actuellement absents et on se retrouve avec un tableau plutôt sombre de la situation.

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