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Québec s’engage à revoir la cartographie proposée

Photo Benoît Bilodeau – Quelque 800 citoyens provenant de l’ensemble des Basses-Laurentides, de Rosemère à Saint-Placide, se sont déplacés à Saint-Eustache lors de cette assemblée de consultation publique sur la ZIS.

Photo Benoît Bilodeau – Au nom des élus et maires présents, le préfet et maire Denis Martin a pris la parole.
Photo Benoît Bilodeau – Stéphane Bouchard, du MAMH, a assuré que le gouvernement allait réviser la cartographie de la ZIS.
Photo Benoît Bilodeau – Des centaines de personnes ont envahi la Cabane à sucre Constantin, à Saint-Eustache.
Photo Benoît Bilodeau – On a écouté avec attention les représentants du gouvernement qui ont animé, à Saint-Eustache, cette assemblée.
Photo Benoît Bilodeau – André Turmel, un résidant de Deux-Montagnes, est l'un des nombreux citoyens qui sont intervenus au micro.
Photo Benoît Bilodeau – À l’Olympia de Deux-Montagnes, des résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ont fait état de leurs situations personnelles.
Photo Benoît Bilodeau – Une vue sur les personnes présentes à l’Olympia de Deux-Montagnes.
Photo Benoît Bilodeau – Et une autre...
Photo Benoît Bilodeau – Le sous ministre adjoint Jean Séguin a été délégué pour répondre aux questions des citoyens.

ZIS: Québec s’engage à revoir la cartographie proposée

L’assemblée de consultation publique avait à peine débuté à Saint-Eustache, le jeudi 4 juillet dernier, à la Cabane à sucre Constantin, que déjà le gouvernement du Québec, par l’entremise de ses représentants, a laissé savoir que des ajustements seront apportés à la carte de zones à risque d’inondation de la zone d’intervention spéciale (ZIS) qu’il entend décréter au mois d’août prochain.

«Nous sommes pleinement conscients qu’il y a des ajustements à faire et nous sommes actuellement à modifier la cartographie initiale. Oui, nous avons travaillé avec un pinceau pas mal large, mais c’était de bonne foi, et nous reconnaissons qu’il y a eu des erreurs» , a lancé, d’entrée de jeu, le directeur général de la direction générale de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et de l’habitation pour le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec, Stéphane Bouchard, devant quelque 800 citoyens venus d’un peu partout dans les Basses-Laurentides.

Déjà, M. Bouchard a indiqué, comme l’avait publié le jour même le gouvernement sur le site Web du MAMH, que les propriétaires dont les bâtiments ne sont pas situés dans les zones inondables cartographiées 0-20 an et qui n’ont pas été inondés en 2017 ni en 2019 ne seront pas assujettis par la ZIS; un premier ajustement qui a été bien accueilli puisque bon nombre de commentaires entendus à Saint-Eustache portaient justement sur l’incohérence de cette ZIS proposée le 17 juin dernier. Mais, on a voulu tout de même se faire entendre…

La ZIS vise, rappelons-le, à imposer un moratoire sur la construction et la reconstruction de bâtiments situés sur les territoires visés par celle-ci, et ce, jusqu’à l’élaboration d’un nouveau cadre normatif par le gouvernement et de sa mise en œuvre par les municipalités. Comme les inondations survenues à Sainte-Marthe-sur-le-Lac sont attribuables au bris de la digue, cette ville est cependant exclue de la ZIS.

Des élus et citoyens au micro

Plusieurs élus et maires des Basses-Laurentides étaient d’ailleurs sur place afin d’être «solidaires» avec leurs citoyens. Au nom de ces élus, le maire de Deux-Montagnes et préfet de la MRC de Deux-Montagnes, Denis Martin, a justement déploré, lors de la période de questions, la manière avec laquelle le gouvernement a élaboré la cartographie de la future ZIS.

«La plupart des gens ici ce soir se demandent pourquoi ils sont ici, car ils n’ont jamais eu d’eau [chez eux]. Il y a des questionnements incroyables. Pour les municipalités, nos services [municipaux] sont totalement bloqués, car il y a un effet de gel sur l’ensemble des projets des citoyens. Ce qu’on veut, les municipalités, c’est d’être partie prenante de cette cartographie. Déjà, notre MRC a été très touchée par les inondations de 2017 et 2019 et le stress de plus que vous avez causé est totalement inutile» , a-t-il lancé sous une salve d’applaudissements.

Au micro, des citoyens de Boisbriand, Saint-Placide, Deux-Montagnes et Saint-Eustache, entre autres, ont suivi le maire Martin pour dénoncer à leur tour l’incohérence de cette cartographie qui touche des propriétés même si celles-ci sont situées à des endroits où l’eau ne les atteindra jamais. À moins, comme l’a dit en dérision l’Eustachois Sylvain Mallette, que «les quatre chevaliers de l’Apocalypse s’y mettent» .

D’autres ont décrié l’impossibilité qu’ils ont de ne pas pouvoir protéger leurs résidences de façon permanente contre les inondations, en vertu des règles actuelles, ZIS ou non.

Assemblée à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Une autre assemblée de consultation avait également lieu le même soir, à l’Olympia de Deux-Montagnes, à l’intention expresse des citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, exclus de la ZIS.

Si certains ont posé des questions sur la ZIS et demandé à ce que la digue qui sera renforcée et rehaussée soit sous la gestion du gouvernement, et non de la Ville, les cas personnels ont vite pris le plancher à cet endroit.

Les citoyens ont, en effet, été nombreux à demander des réponses à leurs inquiétudes, mais le sous-ministre adjoint Jean Séguin, du MAMH, coordonnateur de l’action gouvernementale à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, depuis le début du mois de mai dernier, n’a vraisemblablement pas été en mesure de les satisfaire tout à fait pleinement.

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