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Le maire d’Oka craint que sa municipalité soit enclavée par les Mohawks

Cette carte, mise à jour en 2015, montre l’évolution du territoire des terres de Kanesatake.

Le maire d’Oka craint que sa municipalité soit enclavée par les Mohawks

Revendications territoriales

Face à la possibilité que le Conseil mohawk de Kanesatake se porte acquéreur de 95 % des terrains développables à Oka, le maire Pascal Quevillon et son conseil municipal convoquent ses citoyens à une séance d’échanges et d’information concernant cette question qui ferait en sorte que le noyau villageois de sa municipalité et le secteur de la Pointe-aux-Anglais seraient enclavés. Et pour le maire Quevillon, il est surtout important d’envoyer un message clair à cette occasion; un message à l’effet que «Oka n’est pas à vendre».

Et pour le maire Quevillon, il est surtout important d’envoyer un message clair à cette occasion; un message à l’effet que «Oka n’est pas à vendre» .

«Il s’agit d’un dossier qui doit être pris en considération aujourd’hui, car des conséquences importantes pourraient se faire sentir dans les années à venir. Notre administration municipale se questionne à savoir quand allons-nous être consultés par le gouvernement fédéral. Il est temps de faire entendre les considérations de la communauté okoise, ce qui n’est pas le cas actuellement. C’est comme si on n’existait pas, qu’on était transparent» , d’expliquer M. Quevillon, dans une lettre qu’il a fait acheminer à l’ensemble des citoyens d’Oka, et lors d’un entretien téléphonique.

Une offre de 128 M$ au Conseil mohawk

Dans cette lettre datée du mercredi 3 juillet dernier, et dont votre hebdo L’ÉVEIL a obtenu copie, le maire Quevillon explique plus précisément que le gouvernement de Justin Trudeau a déposé une offre de 128 M$ au Conseil mohawk de Kanesatake, afin de régler une partie de ses revendications territoriales.

«Pour résoudre ce conflit qui, rappelons-le, dure depuis plus de 300 ans, les clauses de l’entente qui se joignent à ce montant forfaitaire permettraient, entre autres, au Conseil mohawk d’acheter des propriétés privées sur le territoire okois pour éventuellement les annexer à son territoire. En amont, nous apprenons que le Conseil mohawk et un propriétaire okois possédant 95 % des terrains vacants du territoire, sont arrivés à signer une entente portant sur la mise à disposition de tous ces terrains au gouvernement fédéral au bénéfice de Kanesatake» , d’écrire le maire okois.

Les terrains en cause

Plus précisément, il est question des terrains vacants situés au Domaine des Collines, de même que ceux au sud de la route 344, en bordure du Parc national d’Oka, et ceux à la Pointe-aux-Anglais, représentant au total 150 hectares. On parle aussi de l’important boisé situé derrière l’école primaire représentant 60 hectares, remis au Conseil mohawk par l’intermédiaire de Conservation de la nature Canada, dans le cadre du Programme des dons écologiques, du gouvernement fédéral, de même que les terres Dagenais, qui suscitent également l’intérêt du Conseil mohawk.

Parmi les demandes qu’entend faire le conseil municipal d’Oka, avec l’appui des citoyens, il y a la mise en place d’un «mécanisme de consultation qui considérera les droits des résidents d’Oka, au même titre que ceux des Premières Nations» , car, argue-t-on, «nous sommes aussi chez nous et nous souhaitons vivre en paix et en harmonie» .

Notons que cette séance d’échanges et d’information se déroulera le mercredi 17 juillet prochain, à compter de 19 h, à l’église de l’Annonciation d’Oka, située au 181, rue des Anges.

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