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Photo Benoît Bilodeau – Le maire Denis Martin montre une partie des abords du lac des Deux Montagnes où la digue serait prolongée pour prévenir de nouvelles inondations.

Photo Benoît Bilodeau – Le maire Denis Martin montre une partie des abords du lac des Deux Montagnes où la digue serait prolongée pour prévenir de nouvelles inondations.

Inondations: les municipalités devraient gérer la situation, recommande Deux-Montagnes

S’il n’en tient qu’au maire de Deux-Montagnes, Denis Martin, une situation telle que vécue à la suite des inondations du printemps dernier devrait être gérée, selon les barèmes du gouvernement du Québec, par les villes et municipalités, afin d’accélérer, entre autres, le processus de traitement des demandes d’évaluation des résidences affectées.

C’est à tout le moins la recommandation qu’a formulée le maire Martin, hier, le mardi 19 décembre, alors que lui et d’autres maires de municipalités touchées par ces inondations ont rencontré le ministre et la Sécurité publique du Québec, Martin Coiteux, et un groupe de fonctionnaires afin de dresser un premier bilan de ces évènements.

«Il y a eu un manque de coordination, plusieurs intervenants, du changement de personnel en cours de route, ce qui a retardé le traitement des dossiers, avec pour conséquence que le citoyen touché par les inondations a été oublié. Encore aujourd’hui, il y a des cas qui ne sont toujours pas réglés. C’est beaucoup trop long. En juillet, les gens gardaient un certain espoir, mais là, il y a des gens en détresse», a mentionné le maire de Deux-Montagnes, quelques jours avant de partir pour Québec.

Ainsi, à Deux-Montagnes, M. Martin estime que l’ajout de deux évaluateurs, avec le soutien de l’équipe du Service d’urbanisme et d’un intervenant du ministère de la Sécurité publique, aurait permis d’accélérer de beaucoup le processus de traitement des demandes d’évaluation des résidences touchées par les crues printanières.

Des terrains vacants à entretenir

En raison de ces délais trop longs, la Ville de Deux-Montagnes se retrouve ainsi avec une vingtaine de terrains dont les résidences situées en zone inondable 0-20 ans – principalement sur les 12e Avenue et 13e Avenue, ont ou doivent être démolies puisqu’elles sont trop endommagées.

«Nous avons demandé fin août, début septembre, une dérogation à caractère collectif pour permettre à certains propriétaires d’avoir le droit, malgré tout, de reconstruire. Cette dérogation ne nous a été accordée qu’au début de novembre, alors que plusieurs propriétaires avaient déjà opté de faire démolir leur résidence et recevoir l’indemnisation à laquelle ils avaient droit», se désole le maire Denis Martin.

La Ville de Deux-Montagnes, qui a acquis par la suite ces terrains pour la somme de 1 $ chacun, ne pourra pas les revendre, mais devra les entretenir, et se voir privée de revenus de taxation.

Prolongement de la digue

Autre dossier litigieux, le prolongement de la digue pour lequel la Ville de Deux-Montagnes n’a toujours pas encore obtenu d’autorisation du ministère de Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Là encore, aux yeux du maire Denis Martin, c’est beaucoup trop long. «On parle ici d’une bande riveraine d’environ 300 mètres. Et ça permettrait de rassurer bon nombre de citoyens, car cet automne, le niveau de l’eau a monté au point de nous inquiéter», de faire savoir celui-ci.

La Ville a cependant décidé d’agir en procédant, en novembre, à l’installation de blocs de ciment le long des 300 mètres visés. Si les eaux devaient encore monter au printemps prochain, on pourrait alors aménager en 48 heures une digue temporaire avec l’ajout d’une membrane et de sable.

Selon les estimations du directeur général de la Ville, Benoît Ferland, environ 275 résidences ont été touchées par ces inondations à Deux-Montagnes, et plusieurs étaient situées à plus d’un kilomètre des abords du lac des Deux Montagnes.

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