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Une vue provisoire sur la future station Deux-Montagnes du REM lorsqu’elle sera complétée.

CPDQ Infra fait le point: il fallait d’abord préparer le terrain…

Presque cinq ans après l’annonce, en avril 2016, à l’effet que le Réseau express métropolitain (REM) desservirait à l’avenir les usagers de la ligne Deux-Montagnes qui désirent se rendre au centre-ville de Montréal ou y revenir, et quelque trois ans après la toute première pelletée de terre, les travaux prendront véritablement leur envol ces prochaines semaines, de ce côté-ci de la rivière des Mille -Îles.

Un laps de temps qui aura permis à CPDQ Infra de préparer le terrain…, tient à préciser le maître d’œuvre du projet à l’aube des travaux à venir.

Disant lire régulièrement ce qui s’écrit et se publie sur les plateformes de votre hebdo L’ÉVEIL, et donc bien conscient du mécontentement que le projet a suscité ces dernières années du côté de Deux-Montagnes, Jean-Vincent Lacroix, directeur des communications pour CPDQ Infra, a bien voulu, lors d’une longe entrevue téléphonique exclusive de presqu’une heure, faire le point sur ce qui s’est passé à ce jour et de ce qui s’en vient pour les prochains mois.

Planifier avant de débuter les travaux

«Cela semble facile à dire, mais c’est le plus gros projet de transport depuis 50 ans au Québec. Si les travaux avaient débuté extrêmement rapidement sur la ligne Deux-Montagnes, cela aurait impliqué automatiquement de la fermer très rapidement. Cela avait beaucoup d’impacts. Il y avait beaucoup de travail à effectuer au préalable, comme la planification de mesures de mitigation efficaces avec l’ensemble des partenaires, les tester, les faire approuver, tout mettre en place. En fait, pour les gens de Deux-Montagnes, le travail a débuté dès le jour 1 de la pelletée de terre [NDLR: effectuée le jeudi 18 avril 2018 dans Griffintown]; il y avait tout un travail de planification exhaustif à effectuer d’abord», d’insister, dans un premier temps, M. Lacroix, pour expliquer pourquoi les travaux n’ont pas débuté d’abord du côté de Deux-Montagnes.

Sur la Rive-Sud, où aucun service de train de banlieue n’était offert, cela était plus facile d’amorcer les travaux à partir d’avril 2018, après que le projet ait été approuvé par les instances concernées. «Les espaces y étaient beaucoup plus libres rapidement. On y pouvait s’y installer facilement et débuter les travaux plus tôt. Ce que nous ne pouvions faire le jour 1 à Deux-Montagnes», de poursuivre le porte-parole de CPDQ Infra.

Un nouveau chantier bien distinct

En ce qui a trait au prolongement du REM dans l’est de Montréal, une annonce qui, en décembre dernier, a suscité de la grogne sur la couronne Nord, M. Lacroix estime qu’il faut considérer ce nouveau chantier comme étant tout à fait distinct de celui de Deux-Montagnes.

«Ce sont deux équipes différentes qui y travaillent; l’un est en phase développement et l’autre en phase construction. Il ne faut pas voir cette belle occasion pour l’est de Montréal comme une entrave quelconque [à Deux-Montagnes] et ne pas mettre les deux projets dans le même bain», d’indiquer Jean-Vincent Lacroix en voulant se faire rassurant à ce égard.

Un échéancier réaliste

Est-ce que le nouvel échéancier dévoilé en novembre dernier, pour une mise en service du REM du côté de Deux-Montagnes à l’automne 2024, est trop serré ou est-ce que CPDQ Infra dispose d’une marge de manœuvre en cas d’imprévus?

«C’est sûr que l’échéancier qu’on a présenté est un échéancier qu’on souhaite réaliste. On fait tout pour être le plus efficace possible. Il y a toujours la situation de la COVID-19 qui demeure et on suit cela. Mais, c’est important de rappeler aux gens de Deux-Montagnes à quel point on travaille fort pour garder le cap sur cet échéancier-là. Le défi que nous avons est grand et colossal, oui, encore plus dans un contexte de pandémie mondiale, mais il est réaliste», de conclure M. Lacroix.

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