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Ces travailleurs étrangers du Guatemala et du Mexique ont permis à la Municipalité d’Oka d’éviter le pire lors de la récente crue printanière.

Il a fallu empocher pas moins de 100 000 sacs de sable; un travail auquel ont largement contribué les travailleurs saisonniers des Jardins Végibec.

Inondations à Oka: des travailleurs étrangers fiers d’avoir aidé leur municipalité d’accueil

(B.B.) Si la crue printanière a épargné cette année la Municipalité d’Oka – mieux préparée cette fois-ci – des dommages importants, c’est parce que tous ont apporté leur aide le moment venu. Les Okois eux-mêmes ont bien évidemment contribué en grand nombre lorsque les autorités municipales ont lancé des appels à la mobilisation, mais ceux-ci ont reçu un coup de pouce pour le moins apprécié lorsqu’un contingent de travailleurs étrangers est venu ajouter ses bras pour empocher les 100 000 sacs de sable qui ont finalement été nécessaires, les distribuer et les placer.

Ces travailleurs étrangers, ce sont ceux que les Jardins Végibec, situés sur le rang Sainte-Sophie, et son copropriétaire Pascal Lecault embauchent chaque année en vue de la saison de production et de récolte dans les champs, qui s’étend normalement d’avril à novembre.

Un apport en deux temps

Arrivés du Guatemala et du Mexique vers la mi-avril, ce sont ainsi presque une cinquantaine de travailleurs saisonniers qui ont, dès le 20 avril, empoché pendant quatre jours des sacs de sable, pour ensuite les distribuer un peu partout sur le territoire de la Municipalité d’Oka, là où le besoin se faisait sentir.

Puis, ceux-ci, au nombre de 75 cette fois, ont répondu une deuxième fois, le 27 avril, à l’appel lancé par le maire Pascal Quevillon, bien heureux il va sans dire de pouvoir compter à nouveau sur leur apport dans les circonstances. En 2017, des travailleurs étrangers avaient aussi aidé sans rechigner les Okois dans l’épreuve qu’ils traversaient alors.

Un maire reconnaissant

«Sans eux, on n’aurait pas pu s’en sortir. Ils ont sauvé pas moins de 60 à 80 maisons d’inondations, et même plus», d’indiquer le maire d’Oka, encore bien reconnaissant envers tous ces travailleurs étrangers.

Pour le copropriétaire des Jardins Végibec, l’une des plus importantes entreprises de production de courgettes zucchinis au Canada et de choux-fleurs au Québec, qui produit également des choux, choux de Bruxelles, poivrons, laitues, zucchinis et céleris, cela n’est pas une véritable surprise que d’avoir vu ses travailleurs saisonniers apporter ainsi leur aide.

«Ils étaient fiers d’aider de la sorte leur municipalité d’accueil. Ils y vivent huit mois par année. Ils vont au village lorsqu’ils en ont le temps ou encore au parc national. Oka, c’est leur chez eux, c’était donc tout à fait naturel pour eux, comme s’il fallait sauver quelqu’un dans une maison qui brûle. Personne n’a d’ailleurs dit non!», de relater par après M. Lecault qui avoue avoir eu sur le coup quelques tracasseries administratives, car ces travailleurs doivent normalement œuvrer dans les champs, et pas ailleurs.

«Quand le maire m’a appelé pour me demander de l’aide, j’ai dit oui. Je n’ai pas demandé la permission du gouvernement [fédéral]. Il faut être logique, à mon avis, quand il y a une situation d’urgence. Les lois, ce n’est pas toujours logique. C’était, à mon avis, une cause honorable et noble que d’aider les gens», de lancer M. Lecault, ajoutant que la situation est cependant revenue au beau fixe avec les autorités gouvernementales.

D’ailleurs, M. Lecault, qui a aussi prêté certains de ses camions, ne tarit pas d’éloges à l’égard de ses travailleurs saisonniers qu’il embauche depuis maintenant 24 ans, des gens très travaillants et responsables, fiers du travail qu’ils effectuent, et qu’il considère comme étant l’épine dorsale de son entreprise. «Sans eux, il n’y aurait pas d’agriculture au Québec. Ils représentent une excellente main-d’œuvre», n’hésite-t-il pas à dire.

Bien sûr, ces travailleurs du Guatemala et du Mexique n’ont pas été les seuls à apporter leur aide le moment venu au cours des dernières semaines, mais il est indéniable que leur contribution, même rémunérée au salaire minimum, a sans doute permis d’éviter le pire à plusieurs résidants.

Et gageons qu’ils recevront leur part de salutations lorsque les Okois les croiseront dans les rues de leur municipalité cet été! Ce serait bien la moindre des choses…

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