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Photo Benoît Bilodeau – Steve Beauchamp, François Fex et Sylvie Lefebvre, du regoupement «Sinistrés Oui au décret 2011».

Photo Benoît Bilodeau – Steve Beauchamp, François Fex et Sylvie Lefebvre, du regoupement «Sinistrés Oui au décret 2011».
Photo Benoît Bilodeau – De nombreux sinistrés ont assisté à cette conférence de presse convoquée à Pointe-Calumet.
Photo Benoît Bilodeau – Chantal Mercure, une sinistrée de Pointe-Calumet, a indiqué qu’il faudra lui «passer sur son corps et celui de son enfant» avant qu’on la force à quitter sa maison.

Des sinistrés demandent à avoir le droit de reconstruire leurs maisons

Faisant valoir qu’ils ont le droit de reconstruire leurs maisons qui ont été endommagées par les inondations du printemps dernier, un groupe de sinistrés demandent au gouvernement du Québec d’adopter un décret semblable à celui qui avait été appliqué en 2011 à la suite des inondations survenues à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Faisant valoir qu’ils ont le droit de reconstruire leurs maisons qui ont été endommagées par les inondations du printemps dernier, un groupe de sinistrés demandent au gouvernement du Québec d’adopter un décret semblable à celui qui avait été appliqué en 2011 à la suite des inondations survenues à Saint-Jean-sur-Richelieu.

L’actuel décret, qu’a soumis à la consultation le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), le 10 juillet dernier, dans 17 municipalités à travers le Québec, notamment à Deux-Montagnes, ne permettrait pas, en effet, la reconstruction de plusieurs résidences situées dans des zones inondables 0-20 ans, là où les risques d’inondation sont de 5 % chaque année. Le décret prévoit plutôt la démolition des bâtiments dont le coût de rénovation excède 50 % de la valeur foncière dans ces zones.

Une «expropriation forcée»

Réunis à Pointe-Calumet, en conférence de presse, une soixantaines de citoyens sinistrés de différents municipalités et villes affectées ont justement lancé devant les médias présents un appel pour avoir le droit de «garder leur maison comme ils veulent». Pour eux, l’actuel décret, s’il est adopté, se veut, ni plus ni moins, une «expropriation forcée»

«Le gouvernement doit adopter le même décret que celui de Saint-Jean-sur-Richelieu. Actuellement, nous sommes dans l’incertitude, en détresse. Nous sommes ailleurs que dans notre maison depuis le mois d’avril dernier. D’ici quelques semaines, ce sera le retour à l’école pour plusieurs parents qui vivent à l’hôtel, chez des amis ou des parents. Nous avons cru aux belles paroles du premier ministre Couillard et du ministre Coiteux au printemps dernier. Mais, aujourd’hui, on est encore là à attendre. On se sent complètement oubliés, abandonnés», de dénoncer Steve Beauchamp, un sinistré de Pierrefonds-Roxboro et l’un des porte-paroles du regroupement «Sinistrés Oui au décret 2011».

«Plusieurs familles doivent faire face à une fragilisation de leur situation financière, en plus d’être aux prises avec les lenteurs bureaucratiques du régime d’indemnisation, nous n’avons pas besoin de nous retrouver à la rue. Le gouvernement doit en tenir compte et ne pas ajouter au drame humain qui se vit actuellement», a indiqué, de son côté, François Fex, autre porte-parole du regroupement et sinistré du secteur Domaine Royal, à Pointe-Calumet.

Des témoignages

Certains sinistrés, qui se disent maintenant plutôt des «victimes», en ont profité pour témoigner de ce qu’ils vivent et, surtout, de leur désir de conserver leur maison. C’est le cas de Chantal Mercure, une résidante elle-aussi du secteur Domaine Royal, à Pointe-Calumet.

«Je n’ai pas l’intention de quitter notre petit coin de paradis pour lequel nous sommes tombés en amour il y a cinq ans. Il faudra passer sur mon corps», a lancé Mme Mercure.

Un autre sinistré, Patrick Lamothe, de Saint-André-d’Argenteuil, a lui dénoncé le fait que les sinistrés ne sont pas du tout considérés dans le décret qu’entend adopter le gouvernement. «Le décret parle de protéger les rives et non les humains que nous sommes. On a le droit de reconstruire. Nous sommes des êtres humains. Notre réalité n’est pas prise en considération», a martelé M. Lamothe.

Pas de temps à perdre

Présente, tout comme son collègue Benoit Charette, député provincial de Deux-Montagnes, de même que les maires Sonia Paulus (Sainte-Marthe-sur-le-Lac), Benoit Proulx (Saint-Joseph-du-Lac), Denis Gravel (Pointe-Calumet) et Denis Lavigne (Saint-Placide), la députée provinciale de Mirabel, Sylvie D’Amours a apporté tout son soutien à la démarche citoyenne des sinistrés.

«Je ne veux pas faire de politique avec cela. Ces gens-là demandent à obtenir les mêmes droits que ceux des sinistrés de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il n’y a plus de temps à perdre. Ces citoyens n’ont plus de maison. On est rendu au mois de juillet et rien n’est encore réglé. Le gouvernement doit écouter ces gens avant de déposer son décret», a commenté Mme D’Amours qui estime qu’un décret comme celui de 2011 aurait aussi l’avantage d’être mis en application beaucoup plus rapidement.

Notons, enfin, que le regroupement «Sinistrés Oui au décret 2011» a sa page Facebook, que l’on peut consulter à l’adresse [www.facebook.com/Sinistrés-Oui-Au-Décret-2011-326618304458752].

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