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Sainte-Marthe-sur-le-Lac planifie les 20 prochaines années

Photo Iona Moursil – Le secteur visé par l’adoption d’un Plan particulier d’urbanisme (PPU) est situé grosso modo à l’intersection entre le boulevard des Promenades et le chemin d’Oka.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac planifie les 20 prochaines années

Publié le 21/05/2026

Sujet de discussion depuis bon nombre d’années, l’avenir du centre-ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac fait actuellement l’objet d’une réflexion approfondie à quelques mois de l’adoption d’un Plan particulier d'urbanisme (PPU) pour ce secteur.

Celui-ci, d’une superficie de 444 597m2, soit l’équivalent de 44,46 hectares, est situé le long du chemin d’Oka, entre les 14e Avenue et 30e Avenue, ainsi que le long du boulevard des Promenades. Il comprend aussi une portion de la rue Louise, entre les 22e Avenue et 28e Avenue, de même que tout le corridor que l’on retrouve à l’arrière de l’hôtel de ville et du centre communautaire Michel-Leroux, entre la 20e Avenue et la 22e Avenue.

Déjà, en janvier dernier, le conseil municipal a mandaté l’Atelier urbain pour des services professionnels en urbanisme afin d’accompagner la Ville dans cette démarche. Spécialisée en aménagement, en urbanisme et en design, cette firme compte de nombreux projets à son actif, dont certains s’inscrivent dans la vision que souhaite mettre de l’avant l’administration du maire François Robillard à travers son PPU.

Atelier de cocréation et sondage

Mais, les citoyens sont aussi partie prenante de cette réflexion. En mars dernier, plus d’une soixantaine de citoyens ont pris part à un atelier participatif de cocréation afin de partager leurs aspirations et leur vision sur ce PPU à travers trois grandes thématiques : l’architecture et la vocation du secteur; les espaces publics et le verdissement; la mobilité et l’accès.

Jusqu’à ce samedi 23 mai, les citoyens peuvent également répondre à un sondage en ligne, via le site de la ville, qui reprend les trois thématiques abordées lors de l’atelier de cocréation du mois de mars dernier. En date du 13 mai dernier, plus de 700 personnes y avaient répondu.

Des balises pour un développement cohérent

« C’est pas mal la première fois qu’on décide de mettre en place une vision d’aménagement pour le centre-ville. Parce que le centre-ville, ce n’est pas juste les terrains qui appartiennent à GBD Construction. C’est beaucoup plus large. Ce qu’on veut, c’est une vision pour les 20 prochaines années. Ce n’est pas de choisir entre construire ou non. De la construction, il va en avoir, c’est sûr et certain. Il faut cependant baliser la façon dont on va aménager ce secteur-là en fonction des besoins de la Ville, et en fonction aussi des commentaires et de la vision des citoyens », explique, en entrevue avec votre hebdo L’ÉVEIL, le maire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, François Robillard.

Car, comme les autres villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), la Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a l’obligation de densifier son territoire. Mais, à la différence de Deux-Montagnes, qui doit densifier trois fois plus que dans les villes avoisinantes en raison de la présence de deux stations du Réseau express métropolitain (REM) sur son territoire, les seuils de densification ne sont pas aussi élevés pour Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

« On a, oui, des objectifs de densification. Avec le PPU, ça va permettre d’avoir une vision claire pour le centre-ville. Ça va donner aussi des balises claires pour les promoteurs qui désirent investir à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Il faut qu’il y ait une cohérence entre chacun des projets. C’est ça qu’on va se donner », ajoute M. Robillard pour qui ce futur PPU doit intégrer une offre variée de logements, y compris du logement social, l’environnement et la circulation.

Une fois le sondage en cours complété et la compilation des résultats faite, la prochaine du projet consistera en l’adoption du Plan particulier d’urbanisme (PPU), prévue pour l’automne prochain. Une consultation publique se tiendra également à cette période.