Plusieurs municipalités, dont Sainte-Marthe-sur-le-Lac, s’inquiètent de ce report. La municipalité avait été durement touchée par les inondations du 27 avril 2019 à la suite d’un bris de digue, alors que 2500 maisons avaient été inondées.
La décision a été accueillie avec déception à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où le maire François Robillard estime que ce délai prolonge inutilement l’incertitude pour les citoyens et les municipalités.
« Je suis déçu aussi parce qu’on n’a pas vraiment de raison claire derrière ce délai, affirme M. Robillard. À l’aube des élections, on se demande si c’est une décision politique ou une problématique interne au ministère de l’Environnement. »

L’enjeu des ouvrages de protection
« À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, il y a plein d’enjeux liés aux zones protégées par nos ouvrages de protection, explique le maire. Le règlement ne fait pas vraiment la différence entre une zone protégée et une zone non protégée. »
Depuis la reconstruction des infrastructures de protection après 2019, la Ville soutient que le niveau de risque a été considérablement réduit. Or, les règles applicables aux nouvelles constructions demeurent largement similaires à celles imposées dans d’autres secteurs inondables.
L’absence de cartes définitives complique également le travail des services d’urbanisme.
« On a plein de dossiers qui sont en attente avant d’avoir l’information. Nos employés doivent expliquer et interpréter un règlement que parfois le ministère interprète lui-même difficilement », affirme François Robillard.
D’autres cartes en attente
À Sainte-Thérèse, le maire Christian Charron affirme que sa municipalité n’est pas directement touchée par le report, puisque les cartes concernant la rivière aux Chiens ne sont pas encore finalisées.
« Nous aussi, on espère qu’elles le soient, assure-t-il. On ne veut pas que ça prenne trop de temps, parce qu’il y a certains terrains où des propriétaires veulent construire. On ne veut pas l’autoriser sans savoir quelle sera la finalité. Ça amène beaucoup de questionnements et d’inquiétudes chez les propriétaires. »
« Le danger, c’est que si on autorise tout de suite, on pourrait se le faire reprocher après. On a déjà vu ça dans d’autres dossiers », souligne M. Charron.
Une date de publication sera annoncée prochainement par la Ville.

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