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Photo tirée de Facebook (Magasin du Monde d’Oka) – Le Magasin du Monde est l’un des projets phares issus du programme d’études intermédiaires.

Le PÉI transféré de l’ÉSO à la PDM: Des parents et des élèves « extrêmement déçus  »

Toujours « extrêmement déçus » de la décision prise en décembre dernier par le conseil d’administration du Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) de déplacer vers la polyvalente Deux-Montagnes (PDM) le programme d’études intermédiaires (PEI) qui est offert dans leur établissement depuis une bonne vingtaine d’années, des parents et des élèves de l’École secondaire d’Oka souhaitent maintenant que les mesures transitoires promises permettent d’assurer la survie des activités et comités issus de ce même programme, mais aussi que les chambardements que vivront les élèves touchés soient le plus possible minimisés.

« La nature particulière du programme PEI à l’ÉSO, par son aspect humanitaire et ses nombreux comités actifs, a un rayonnement positif auprès de l’ensemble des 1 484 élèves de l’école et bénéficie par conséquent également aux élèves du programme régulier. Le retrait de ce programme signifie une perte considérable pour tous les élèves de l’école. Nous aurions aimé que le CSSMI montre plus de transparence, d’ouverture d’esprit, de démocratie, mais surtout, plus de considération concernant le bien-être de nos jeunes », d’expliquer Josée Thériault, membre de l’Organisation de participation parentale (OPP) de l’ÉSO mise en place l’automne dernier pour tenter de conserver ce programme que fréquente quelque 350 à 400 élèves chaque année.

« Ce n’est pas tant la décision qui nous déçoit, qui nous fâche même à la limite, mais la façon dont cela s’est fait. C’était biaisé [comme consultation] et ça ne pouvait faire autrement que ça passe. Donc, c’est sûr que la décision qui a été rendue nous est restée dans la gorge », de commenter Mme Thériault, au lendemain de cette décision.

Une décision que le conseil des élèves de l’ÉSO ne souhaitait pas plus voir devenir réalité. Ceux-ci ont d’ailleurs manifesté en grand nombre début décembre pour faire état de leur mécontentement et de leurs inquiétudes face à ce transfert qui, disent-ils, vient ni plus ni moins « détruire un environnement constructif et motivant pour les élèves ».

Un nouveau Cadre d’organisation scolaire

Ce déplacement est l’une des conséquences directes du Cadre d’organisation scolaire 2022-2025 déposé en octobre dernier par le CSSMI en prévision de l’ouverture, en septembre 2023, de la nouvelle école secondaire dans le secteur de Saint-Augustin, à Mirabel. Selon le scénario proposé dans ce document de consultation, et qui a été adopté à la majorité le 14 décembre dernier, le PEI qui était dispensé à l’ÉSO est ainsi déplacé vers la PDM où ce programme est déjà offert. Également, le programme alternatif de l’école secondaire Liberté-Jeunesse, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui devient une école de quartier, sera dorénavant offert à l’ÉSO.

« Nous, on proposait plutôt que le programme alternatif soit transféré vers la PDM, ce qui aurait évité de déplacer deux clientèles d’élèves. Mais, dans son plan, le CSSMI a tout mis dans un seul scénario, comme dans un projet de loi ‘’mammouth’’, ne permettant pas aux intervenants concernés de se prononcer lors des consultations et lors du vote sur des aspects précis », d’ajouter Mme Thériault, mère d’une fille inscrite au PEI (en 3e secondaire) et d’une autre fréquentant le programme régulier (1ere secondaire). « C’est sûr que cette décision aura un énorme impact chez les élèves. Je le constate déjà », affirme-t-elle, doutant, comme l’affirme le CSSMI, qu’il y aura de réelles économies d’argent.

Des projets phares en péril?

Qu’il s’agisse de projets phares comme le Comité LGBT, le Groupe 101 (contre l’homophobie), le Magasin du Monde (entreprise d’économie sociale sans but lucratif associée à Oxfam Québec et dévouée au commerce équitable et biologique) le Comité TAXI (lutte contre l’intimidation et la violence) ou encore le Potager et le Café-In (coopérative de restauration étudiante, accréditée par le Conseil québécois de la coopération), gérés à 90 % par des élèves du PEI, leur survie même est en cause, est d’avis Mme Thériault, en raison du déplacement du programme vers la PDM.

C’est pourquoi, insiste-t-elle, il est plus qu’important que des mesures transitoires, étalées sur un certain nombre d’années, soient mises en place et que parents et élèves soient mis à contribution. « Nous [l’OPP] comptons demander d’avoir une participation active (ou du moins d’être consulté) sur la mise en place du déplacement des programmes particuliers (PEI et programme alternatif) et questionner les éventuelles mesures transitoires », d’indiquer Mme Thériault, tenant à préciser ne rien avoir contre le programme alternatif en tant que tel.

« Ce n’est pas que nous ne voulions pas du programme alternatif, c’est que nous ne voulions pas perdre le PEI. On va maintenant travailler de façon positive pour éviter que les élèves de ces deux programmes soient trop perturbés par tout ce qui s’en vient », de conclure Mme Thériault.

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