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Bilan annuel de la DPJ: Le nombre de signalement sensiblement le même

C’est sous la thématique « Les enfants, notre priorité! » que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) des Laurentides a présenté, le 22 septembre, son 18e bilan annuel. Ce qu’il faut retenir de cet exercice est que des 11 440 signalements reçus (11 199 en 2019-2020), 4336 ont été retenus, en hausse de 429 par rapport à l’an dernier.

En clair, des 31 appels répondus chaque jour à la DPJ Laurentides en 2020-2021 pour signaler un enfant en détresse, près de 12 ont été retenus.

« Ce qui est vraiment particulier cette année, c’est que les appels sont tous entrés en même temps alors qu’habituellement ils entrent tout au cours de l’année », a indiqué Myriam Briand, directrice adjointe au CISSS des Laurentides, avant d’ajouter expliquer cette situation par l’arrivé de la pandémie en mars 2020.

« Dans la période de la mi-mars à la mi-mai, en début de pandémie, nous avons reçu 7000 signalements de moins que l’année précédente au Québec. Cela veut dire que nos enfants qui se sont retrouvés sans protection sociale, isolés, n’ont pas eu le regard bienveillant de la population pour pouvoir signaler les détresses qui ont été vécues ».

La négligence et l’abus physique d’enfants sont les principales situations signalées à la DPJ Laurentides, ce qui reflète ce qui se passe à la grandeur du Québec. Les mauvais traitements psychologiques sont aussi ciblés par la DPJ et sont en hausse.

« Comme pour l’ensemble du Québec, ce sont nos employés, les employés des divers organismes et le milieu scolaire qui signalent à la DPJ les situations problématiques », a indiqué Mme Briand, précisant toutefois que les écoles étant fermées jusqu’en juin dernier, les signalements provenant des intervenants scolaires sont en légère diminution par rapport à l’année précédente.

Le milieu familial privilégié

Plus de 60% (61%) des dossiers qui aboutissent sur les bureaux de la DPJ sont traités à même le milieu familial, ce qui signifie que l’enfant n’a pas à être placé en centre jeunesse au dans une famille d’accueil.

« Ceux que l’on confie à des tiers significatifs, c’est-à-dire un grand-parent, une tante, etc. représentent 8,3 % », de dire Mme Briand, insistant sur le fait que la DPJ est résolument déterminée à améliorer ce qui doit l’être et à lutter contre la maltraitance des enfants.

Lors du point de presse, un accent particulier a été mis sur le travail « titanesque » accompli au cours de la dernière année par les intervenants et leurs collaborateurs. « Investis auprès des jeunes, a souligné Myriam Briand, ils ont fait preuve de proactivité pour aider et demeurer en lien avec les enfants et leur famille. Leur présence attentive et leurs interventions ont assurément permis de bien prendre soin des enfants et d’éviter de nombreux drames ».

Malheureusement, comme partout ailleurs au Québec, et ce, dans tous les domaines, la pénurie de main d’œuvre a frappé de plein fouet la DPJ. Il importera de s’attaquer à cette problématique dans les mois à venir.

« Actuellement, à plus ou moins deux personnes, les gens qui doivent être en poste le sont. Cependant, dans les secteurs d’application des mesures et les secteurs de réadaptation, effectivement on a un manque de personnel, ce qui fait en sorte que cela a un impact sur la prestation de services. Nos équipes doivent faire preuve de beaucoup de créativité pour répondre aux besoins des enfants. », a conclu la directrice adjointe du CISSS des Laurentides.

Soulignons qu’au Québec, 117 904 signalements ont été traités en 2020-2021, soit 323 situations d’enfant signalées par jour. C’est une très légère diminution des signalements traités comparativement à l’exercice 2019-2020. De ce nombre, 44 728 ont été retenus, soit une hausse de 2,7 % comparativement à l’exercice 2019-2020.

Dans les Laurentides, Saint-Jérôme et les environs est le lieu d’où émanent le plus de signalements.

Pour consulter le bilan 2020-2021 ainsi que la vidéo : https://bit.ly/2Xq1PhE

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