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Raymond Bélisle a couru 1000 courses dans sa vie. Il s’était fixé cet objectif en 1979.

À 78 ans, Raymond Bélisle accroche ses espadrilles

En septembre dernier, à l’âge de 77 ans, l’Eustachois Raymond Bélisle a décidé de prendre sa retraite de la course à pied après avoir pratiqué ce sport pendant plus de 40 ans. En entrevue avec L’ÉVEIL, la semaine dernière, il a profité de l’occasion pour parler de cette passion qui l’a menée aux quatre coins du monde.

Si cet enseignant de formation et ancien directeur d’école a choisi de cesser la pratique de la course à pied, en septembre dernier, sport qu’il avait débuté à 37 ans, c’est qu’il venait d’atteindre l’objectif qu’il s’était fixé de participer à 1000 courses au cours de sa vie. Sa dernière, sa 1000e donc, c’est dans les rues de Saint-Eustache qu’il l’a courue.

«J’ai réalisé un rêve qui datait de 1979, celui de courir en moyenne 25 courses par année pendant 40 ans pour atteindre la millième. Ça m’a pris 41 ans!», lance M. Bélisle qui s’était mis au jogging, à l’époque, pour perdre du poids, loin de se douter qu’il s’y consacrerait une bonne partie de sa vie. Il a bien craint de ne pouvoir atteindre son objectif lorsqu’est arrivée la pandémie en mars dernier.

«À la fin de la saison de course 2019, j’avais cumulé 992 courses. J’ai conservé tous mes dossards pour le prouver! Juste avant la pandémie, le 23 février 2020, j’ai couru ma 993e course à l’île Bizzard. Je me suis dit que si les rassemblements étaient interdits et que je ne pouvais courir de nouveau avant 2022, que j’allais peut-être être trop vieux pour réaliser mon rêve!»

Courses virtuelles

Heureusement, des courses virtuelles ont été organisées. Pour y participer, les coureurs devaient cumuler les kilomètres nécessaires dans leur patelin et les enregistrer en ligne par la suite. Raymond Bélisle y a vu sa chance d’atteindre son but.

«Mes sept dernières courses, en virtuel, je voulais qu’elles aient une signification pour moi. La dernière, je l’ai courue le 11 septembre dernier dans les rues de Saint-Eustache et Deux-Montagnes. C’était un 5 kilomètres pour la Fondation des pompiers de Laval, pour la cause des grands brûlés, afin de commémorer la disparition des tours du World Trade Center. Je savais en courant que c’était ma dernière!»

Raymond Bélisle s’est alors rappelé sa participation au marathon de New York en 1987, une course qui l’avait particulièrement marquée.

«En passant devant le Capitole, avec la 5e de Beethoven qui résonnait dans mon baladeur, je me rappelle être sorti de mon corps, comme si je flottais. C’était la première fois que cela m’arrivait. C’est une sensation dont je me rappellerai toute ma vie!»

Il se souviendra aussi qu’ils étaient 12 000 coureurs à prendre le départ de ce marathon sur le pont étagé Verrazzano-Narrows de New York «Juste pour franchir la ligne de départ, j’ai dû courir pendant sept minutes!», se rappelle-t-il.

Maurice Richard

En discutant avec Raymond Bélisle, on se rend vite compte que celui qui a longtemps fait partie du club Jog’cœur de la région a des airs de Fern, personnage interprété de brillante façon par Paul Houde dans le film Les Boys. Il se rappelle de tout! Et c’est en s’inspirant de son idole, Maurice Richard, et de ses statistiques, qu’il a couru pendant toutes ces années.

«Le 10 février 1973, les deux Richard, Maurice et Henri, cumulaient 1000 buts dans la Ligue nationale de hockey (LNH). J’ai fait pareil en cumulant mes 1000 courses!»

Raymond Bélisle n’a pas que couru dans sa vie. Il a aussi fait du patin à roulettes (et en fait encore), participant notamment 18 fois au Défi de l’île de Montréal, de 1996 à 2013.

«J’ai participé à ce défi de 128 km pendant 18 années consécutives parce que Maurice Richard a joué 18 ans dans la LNH et je ne voulais pas le trahir!»

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