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Le défi des prochaines années: s’adapter à quatre grands changements

Photo Benoît Bilodeau -

Louis Vachon et Catherine McKenna en ont profité pour échanger leurs points de vue.

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Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale depuis juin 2007.

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Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, a profité de sa présence pour décrire sa vision.

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Quelques-uns des convives présents à ce dîner d’affaires de la CCI2M.

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Rodrigo Lavin, président de la CCI2M et lui-même à l’emploi de la BN, a offert un présent à son supérieur, Louis Vachon, président et chef de la direction de la BN.

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Le conférencier de la journée, Louis Vachon, pose ici en compagnie de Geneviève Éthier, directrice des ventes pour votre hebdo L’ÉVEIL, et Rodrigo Lavin, président de la CCI2M.

Le défi des prochaines années: s’adapter à quatre grands changements

Selon le président et chef de la direction de la Banque Nationale

Au cours des cinq prochaines années, les gens d’affaires devront faire face à quatre grands changements à la fois technologique, démographique, climatique et géopolitique, et surtout s’y adapter, s’ils veulent continuer à être compétitifs, à l’exemple de la Banque Nationale (BN) qui a déjà commencé à les prendre en considération dans ses prises de décision.

Voilà à tout le moins le message lancé par le président et chef de la direction de l’institution financière, Louis Vachon, devant les membres et invités de la Chambre de commerce et d’industrie MRC de Deux-Montagnes (CCI2M), dont la ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Catherine McKenna, réunis pour un dîner d’affaires qui avait pour thème Perspectives économiques, défis et opportunités d’une transformation.

Changement technologique

Tout d’abord, pour M. Vachon, il ne fait aucun doute que la révolution technologique, dans laquelle s’y trouvent la numérisation, l’automatisation, l’intelligence artificielle et les données à protéger, en est une culturelle, et celle-ci se vit tous les jours et qu’elle n’est pas prête de ralentir.

«Si vous changez les outils que vous utilisez à l’intérieur d’une organisation, vous changez la façon par laquelle vos employés interagissent entre eux. Donc, quand vous changez des technologies, vous devez aussi travailler sur la structure en haut, la formation, comment les gens travaillent ensemble. On travaille aussi plus de façon transversale» , de mentionner celui-ci, précisant que la BN consacre chaque année 800 M$ en technologies, dont 350 M$ en nouveaux projets.

Changement démographique

Autre défi à considérer, toujours selon M. Vachon, celui de la révolution démographique qui a des conséquences sur la main-d’œuvre et les besoins d’immigration.

«Chez nous, 44 % de nos employés sont des milléniaux; les baby-boomers n’en représentent plus que 17 %. Plusieurs de nos employés qui prennent leur retraite reviennent au bureau après le party d’adieu: 50 % d’entre eux ont fait du travail pour la BN l’an dernier. Aussi, 25 % de nos employés proviennent des communautés culturelles. La réalité, aujourd’hui, c’est que nous ne serions pas capables d’opérer sans l’immigration. C’est donc absolument essentiel pour nous» , d’expliquer celui qui est à la tête de la BN depuis 2007.

Changements climatique et géopolitique

En ce qui a trait au défi climatique, là encore, il faut le prendre en considération, et non pas en parler pour épater la galerie, mais bien d’en parler et d’agir concrètement.

«Nous, on a décidé de faire ce qu’on dit qu’on va faire» , de lancer M. Vachon, citant, entre autres actions posées par la BN, un appui à la transition énergétique, une croissance accélérée de son portefeuille d’énergie renouvelable, l’émission de deux obligations durables (une verte et une sociale) et la construction d’un nouveau siège social certifié LEED et WELL (pour le bien-être des employés).

Pour ce qui est de l’aspect géopolitique, il faudra, toujours selon M. Vachon, surveiller plus particulièrement le protectionnisme et l’isolationnisme américains, mais aussi les politiques chinoises. «C’est sûr que ça amènera certaines tensions» , de souligner celui-ci.

S’adapter et non pas être résilient

Bref, pour le conférencier, l’objectif de la BN, face à ces défis, est de développer une organisation et une culture adaptées aux changements.

«Il y a des espèces dans la nature qui ont réussi à s’adapter aux changements et à survivre. L’adaptabilité ne signifie pas être résilient. L’adaptabilité, c’est faire face aux chocs et de vivre avec cette nouvelle réalité, et non revenir au statu quo comme si rien ne s’était passé. Il ne faut surtout rien prendre pour acquis» , d’indiquer celui-ci.

Le mot de la ministre McKenna

Enfin, invitée à dire un mot immédiatement après cette conférence, la ministre Catherine McKenna a d’abord rappelé que son gouvernement «investit dans les solutions propres» avec 2 milliards de dollars à cet effet dans son plus récent budget, avec son Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone, et a «mis un prix sur la pollution» .

«C’est clair qu’on doit travailler sur les changements climatiques. Moi, je suis optimiste, et je vois cela comme étant une opportunité. Une transition, ça ne se fait pas du jour au lendemain, il y a donc beaucoup de travail» , a-t-elle tenu à dire à son auditoire.

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