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Les cartes postales de Mathieu Bourret

Mathieu Bourret procédait au lancement de L’échassier, tout récemment à la Maison des arts de Laval.

Les cartes postales de Mathieu Bourret

Un premier EP intitulé L’échassier

C’est ainsi qu’il définit les chansons de son premier mini-album, Mathieu Bourret qui portait en lui, jusque-là sous une autre forme, des épisodes signifiants et profonds de sa vie, une sorte de mise à nu qui s’exprime en cinq titres sur un opus intitulé L’échassier.

Le nom ne vous est peut-être pas étranger du fait que l’artiste est aussi associé à l’Ensemble vocal Alternatim, à titre de directeur musical, mais cette fois c’est en agitant son chapeau d’auteur-compositeur-interprète qu’il vous salue.

Aucun filtre, aucun mur

Enregistré aux studios Mixart et DBcom, sous la direction d’Antoine Mainville, qui en signe aussi les arrangements, l’album se compose de quatre chansons et d’une improvisation pianistique, autant de vastes paysages musicaux, des motifs sur lesquels se dépose une poésie qui est tout sauf narrative et qui semble connectée à un moment, une émotion précise, une sensation physique, un état d’âme. Du moins en apparence.

C’est que Mathieu Bourret, qui ne rejette nullement la proposition, précise que chacune des chansons porte aussi en elle une véritable histoire qui n’est pas immédiatement perceptible, mais dont les images et les contours peuvent apparaître avec plus de clarté après plusieurs écoutes. «J’ai choisi d’écrire de cette plume, mais il n’y a aucun filtre, aucun mur entre ce que je ressens et ce que je dis» , exprime l’auteur qui invite les gens à prendre le temps de lire ses textes.

S’efforcer de voir le monde avec une attitude positive (Kaléidoscope), le défi de chanter l’amour sans jamais dire «je t’aime» (En dormance), un exercice de style qui débouche sur de jolies formules (du genre: Avec tes cheveux d’artifice), avancer dans la vie en cherchant son propre bien-être (En parfait équilibre), jusqu’au récit d’une véritable noyade qu’il relate poétiquement dans Le marchand d’air, tels sont les thèmes exploités dans L’échassier, quatre chansons entrecoupées d’une improvisation au piano, un exercice qu’il affectionne particulièrement.

Un projet collectif

L’ensemble est pour le moins somptueux, avec des orchestrations qui, outre le piano et la fort belle voix de Mathieu Bourret, misent sur les guitares d’Antoine Mainville, la batterie d’Arthur Bourdon-Durocher, la basse de Julien Thibault, le violon de Vanessa Marcoux, le violoncelle d’Émilie Leclerc, le trombone de Mathieu Bourget, la trompette de Francis Leduc-Bélanger et le cor de Lyne Santamaria. On entend aussi les voix de Catherine Brunet, Marjolaine Morasse et Antoine Mainville. Autrement dit, on s’est payé la traite! Tout ça amène des univers qui tiennent parfois du théâtre chanté, murmuré, chuchoté, en modulant dramatiquement le texte.

«J’ai pu bénéficier d’un réalisateur incroyable en Antoine Mainville, à qui j’ai demandé d’amener les chansons là où il les voyait, de dire Mathieu Bourret, qui aurait très bien pu faire le travail lui-même. Je voulais que ce soit une sorte d’hybride, le résultat de deux démarches de création. Ce que je lui demandais, c’était tout simplement de comprendre qui je suis. Il a parfaitement compris ce que je voulais.»

D’un projet à l’autre

En fait, Mathieu Bourret souhaitait que ce projet, comme les spectacles qu’il monte avec Alternatim en y injectant toute sa science, en s’efforçant de tirer le meilleur de chaque individu, soit aussi le fruit d’un travail collectif, à la différence que cette fois, c’est lui qui se trouvait au cœur du projet, dans une démarche personnelle. C’est lui, aussi, qui se posait en être vulnérable. «Sur le plan émotif, ç’a été hyper exigeant. Ça l’est aussi quand je dirige un chœur, mais quand tu écris sur ta vie, ça ne vient pas du même tiroir» , suggère Mathieu Bourret qui se montre éminemment satisfait et ému du résultat. «Ce que j’ai aimé, à la première écoute, c’est que tous les ingrédients se trouvaient à la bonne place» , résume-t-il.

C’est ce qu’il cherchera sans doute à répéter dans le cadre de deux projets parallèles qui devraient aussi aboutir sur disque, l’un qui serait composé de chansons (il en a plusieurs en réserve), alors que l’autre, puisque le monsieur est un grand voyageur, serait fait exclusivement d’improvisations pianistiques enregistrées sur le motif, c’est-à-dire dans les pays visités. «C’est avec l’improvisation que j’ai commencé à m’exprimer par la musique» , dit-il.

À noter qu’on peut trouver L’échassier sur iTunes, tout comme on peut suivre la carrière de Mathieu Bourret sur Facebook et sur le Web [http://www.mathieubourret.ca]. Bien entendu, la prochaine étape de ce projet consisterait à monter sur scène avec ses musiciens.

 

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