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Les «Fées ont soif» de discussion

Les groupes de femmes invitées

Immédiatement après la représentation des Fées ont soif, et à l’invitation du diffuseur Odyscène, des représentantes de groupes de femmes de la région des Laurentides pourront prendre part à une discussion avec les actrices et les artisanes de la pièce.

Parmi celles-ci, se trouvera Nathalie Khlat, présidente de l’organisme Le Phare des Affranchi(e)s. Basé à Saint-Jérôme, Le Phare étend son action partout dans les Laurentides et œuvre à sensibiliser le gouvernement, les organismes et le public à la réalité de la traite des personnes. C’est ce à quoi on s’est surtout attardé, depuis la récente formation de l’organisme, en 2015, mais on pourra offrir, dès cet automne, des services d’intervention directe auprès des victimes, nous dit Mme Khlat, tout en précisant que la traite de personnes implique leur exploitation et touche, bien sûr les femmes (en grande majorité), mais aussi les hommes.

À propos des Fées ont soif, la présidente du Phare des Affranchi(e)s sera évidemment une spectatrice très intéressée. Elle n’a jamais vu la pièce, mais ce qu’elle sait du propos l’interpelle tout autant qu’elle voit dans cette manifestation artistique un autre chemin, une voix supplémentaire pour exprimer les réalités des femmes. «À mon sens, les réalités vécues par les trois femmes de la pièce se recoupent. Une prostituée peut aussi être une mère» , fait-elle très justement remarquer, enchaînant sur le fait que l’exploitation sexuelle des femmes est souvent affaire de perception. Dans la dynamique de la prostitution, dit-elle on observe qu’un triangle se forme entre le proxénète, le client et la prostituée-victime. «Les deux premiers font à la troisième ce qu’ils ne feraient jamais à leur mère, à leur conjointe, à leur fille. La perception générale c’est que, si je paye, alors je peux le faire» , explique Mme Khlat, qui a bien hâte de voir comment cet aspect des choses est traité et présenté dans la pièce, tout en adhérant à l’idée que l’art peut être un véritable moteur de changement.

Même son de cloche du côté de la comédienne Caroline Lavigne, qui estime que l’art permet aussi de le faire en douceur, de façon plus enveloppante et moins «guerrière» , ce qui permet peut-être de mieux faire passer certains messages.

Aussi adore-t-elle ces discussions qui suivent ponctuellement les représentations de la pièce, ici et là. «Ce sont toujours des échanges très intéressants, d’autant plus que ce sera la première fois que la discussion se fera avec des groupes de femmes» , dit-elle. Nous ne savons pas si ce sera le cas le 26 septembre, mais la metteure en scène Sophie Clément participe parfois à ces discussions, ce qui permet d’en savoir davantage sur le contexte de la création initiale des Fées ont soif.

Chose certaine, cet engagement des comédiennes dans cette production, sans en faire des porte-étendard du féminisme, a eu pour effet de les sensibiliser davantage à certaines réalités. «Ça rejaillit même dans nos vies personnelles. Il y a une sorte de révolte qui continue de nous habiter. Parfois on se fâche, mais comme dans la pièce, on finit toujours par tendre la main» , dit-elle.

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