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Photo Benoît Bilodeau – Arrivé au sein du conseil d’administration l’année précédente, René Goyer a accepté, à la demande de son prédécesseur, Fernand Biard, de présider la Fondation Sercan en 2011.

René Goyer: Permettre aux gens atteints d’un cancer de mourir dans la dignité

Se considérant extrêmement choyé par la vie, René Goyer, président des Résidences funéraires Goyer, dont le siège social est situé à Saint-Eustache, s’est toujours fait un devoir, au fil des années, de redonner à la société en s’impliquant dans plusieurs causes. Et parmi les nombreuses qu’il a appuyées au fil des ans, il y a celle de la Fondation Sercan qu’il préside depuis 2011; une cause qui lui tient particulièrement à cœur.

«Beaucoup de mes amis sont morts d’un cancer et c’est une maladie qui frappe de plus en plus de gens. Pour moi, une personne ne peut décéder à l’hôpital. Tu es là pour guérir d’une maladie, pas pour en mourir. Grâce à la Fondation Sercan, les gens ont droit à une fin de vie respectueuse, qu’ils soient là une journée ou quelques mois», dit-il au sujet de cette implication au sein de la Fondation Sercan.

Un parcours qui n’avait pas été prévu

Né en 1957 à Saint-Eustache, René Goyer est détenteur d’un diplôme d’études collégiales (DEC) au collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse. Il a aussi suivi un cours de thanatologue à l’Institut médico-légal de Montréal et obtenu son diplôme le 22 septembre 1978. Le lendemain, le 23 septembre 1978, il unissait sa destinée à Diane Charette.

Et de cette union naîtront trois enfants prénommés Geneviève, Benoit et Jonathan. Il est également grand-papa de deux petits-garçons, Lionel et Roméo, et deux autres petits-enfants viendront d’ici peu agrandir la famille Goyer.

Président, donc, des Résidences funéraires Goyer, entreprise que son défunt père Roméo a fondée en 1969, l’homme d’affaires aujourd’hui âgée de 62 ans ne s’attendait pas, en 1979, à l’âge de 22 ans, à en prendre la direction. C’est que son père a succombé, à l’âge de 49 ans, à une crise cardiaque.

«Ce n’était pas ce que j’avais prévu, car je m’apprêtais à aller à l’université à Sherbrooke en comptabilité. J’avais même loué un logement. Une chose est sûre, ma femme s’attendait plus à avoir marié un futur comptable qu’un embaumeur. Mais j’étais le seul dans la famille à pouvoir prendre la relève en raison de ma formation en thanatologie. Dans la vie, rien n’arrive pour rien», de mentionner M. Goyer.

Avec l’aide de sa conjointe, et aujourd’hui celle de ses trois enfants qui œuvrent tous au sein de l’entreprise à différents postes stratégiques, René Goyer peut se montrer fier de ce qu’il a accompli depuis 1979. En plus de compter sur près de 50 employés, son entreprise possède, en effet, sept succursales établies dans les Basses-Laurentides et Laval. Elle est aussi propriétaire de la Maison funéraire Trudel, à Saint-Jérôme.

Un projet d’agrandissement à venir

Mais ce dont René Goyer est surtout fier, c’est d’avoir la possibilité de redonner au suivant, et cela, notamment avec la Fondation Sercan. À titre de président de celle-ci, il a tout particulièrement pris part, à l’automne 2011, à son arrivée, avec 22 autres participants au Défi Kilimandjaro, dont l’objectif était, au départ, 250 000 $; un projet qu’il avait initié à l’époque avec Serge Duthée. C’est plutôt 300 000 $ qui, au final, ont été recueillis, permettant d’augmenter, en janvier 2012, le nombre de lits à la Maison de soins palliatifs Sercan de quatre à sept.

«Actuellement, le projet qui me tient le plus à cœur, c’est l’agrandissement de cette Maison de soins palliatifs pour qu’elle puisse être dotée de 12 lits; un projet que nous travaillons depuis deux ans déjà. Sa réalisation fera d’ailleurs l’objet d’une vaste campagne de financement de l’ordre de 2 M$ sur cinq ans à partir de 2020. Déjà, nous avons acquis les terrains adjacents et approché certains donateurs», de révéler, enthousiaste, celui qui a reçu la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec.

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