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les étudiants en situation d’échec s’engagent à réussir

Les étudiants En Situation D’échec S’engagent à Réussir

Les étudiants en situation d’échec s’engagent à réussir

Collège Lionel-Groulx

Plus de 400 étudiants du collège Lionel-Groulx, qui ont échoué plus de la moitié de leurs cours à la session d’hiver 2017, bénéficient aujourd’hui d’une 2e chance, d’une 3e et d’une 4e dans certains cas, après avoir signé un contrat de réussite.

Plus de 400 étudiants du collège Lionel-Groulx, qui ont échoué plus de la moitié de leurs cours à la session d’hiver 2017, bénéficient aujourd’hui d’une 2e chance, et même d’une 3e et d’une 4e chance dans certains cas, après avoir signé un contrat de réussite.

Le contrat de réussite est apparu dans les cégeps de la province au tournant des années 2000 à la suite de l’abandon de la «taxe d’échec» , qui obligeait alors les étudiants en situation d’échec à payer la somme de deux dollars par heure de cours échoué. La mentalité a bien changé. À la demande du gouvernement du Québec, les directions des collèges cherchent maintenant des solutions pour favoriser la réussite de leurs étudiants et s’assurer qu’ils demeurent sur les bancs d’école.

«Ce que nous voulons, a expliqué Julie Loyer, du collège Lionel-Groulx, c’est de permettre aux étudiants d’avoir le plus de chances de réussir possible. Nous avons ce que nous appelons un plan de la réussite qui vient encadrer la façon dont on interagit avec les étudiants qui ont un peu plus de difficulté et qui ont besoin de plus de support.»

Jusqu’à trois chances

Lorsqu’un étudiant a échoué plus de la moitié de ses cours lors d’une même session, il est d’abord rencontré. On lui explique qu’il ne remplit pas les critères.

«En signant le contrat de réussite, de dire Julie Loyer, le jeune comprend sa situation et s’engage à mettre des efforts de l’avant. Selon ses besoins, pour favoriser sa réussite, nous pourrions par exemple enlever un ou deux cours par session.»

Advenant que la situation de l’étudiant ne change pas, il aura une 2e chance de se reprendre, puis une 3e. Après trois contrats de réussite, s’il échoue encore plus de la moitié de ses cours, il est renvoyé chez lui.

«En 2016, des 185 étudiants qui avaient signé un tel contrat, 29 en ont signé un second tandis que 14 d’entre eux ont reçu un renvoi définitif» , d’ajouter Mme Loyer, précisant que le pourcentage de renvoi est très minime, considérant que le collège Lionel-Groulx compte 5 800 étudiants.

Accès à l’information

Le 19 février, La Presse publiait un reportage portant justement sur les contrats de réussite. On pouvait y lire que le collège Lionel-Groulx était au nombre des cégeps qui n’avaient pas répondu à la demande d’accès à l’information déposée par La Presse.

Questionnée à ce sujet, Julie Loyer dit être toujours à la recherche de cette demande.

«Il semble y avoir un quiproquo, car nous n’avons pas reçu la demande d’accès à l’information. Nous cherchons actuellement ce qui s’est passé» , dit-elle avant d’ajouter que le Collège aurait bien sûr répondu à une telle demande.

«Nous préférons participer aux débats qui touchent les enjeux des cégeps en général et du nôtre spécifiquement, plutôt que de rester en retrait» , a-t-elle conclu.

 

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