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Photo Benoît Bilodeau – Sylvie Roy et André Ouellet, nouvelle président et ex-président de Dépannage Saint-Agapit, un organisme de Deux-Montagnes.

Dépannage Saint-Agapit: André Ouellet passe le flambeau à Sylvie Roy

Après presque 30 ans à la présidence de Dépannage Saint-Agapit, organisme qui a pour mission d'aider les familles et les personnes à faible revenu de Deux-Montagnes. André Ouellet a décidé de tirer sa révérence. C’est maintenant Sylvie Roy qui occupe le poste, et cela à la demande même de son prédécesseur.

Homme discret et humble, M. Ouellet a consacré pas moins de 32 ans de sa vie comme bénévole pour Dépannage Saint-Agapit, et surtout 27 de ces années à sa présidence. Mais alors qu’il s’apprêtait à franchir cette année le cap des 80 ans (ce sera le 22 octobre prochain), celui qui a reçu un prix Hommage bénévolat-Québec, dans la catégorie Bénévole, en 2014, a estimé qu’il était temps de passer le flambeau à quelqu’un d’autre.

Fier d’avoir aidé les gens

«La décision a été prise au printemps dernier. Mme Roy était déjà membre du conseil d’administration et je lui ai demandé de prendre la relève. Elle a accepté à la condition que je demeure au sein du conseil d’administration. Ça allait pour moi, car, de toute façon, je ne suis pas capable de m’en aller», de raconter, en entrevue, le principal intéressé, heureux de ne plus avoir la pression qui venait avec le poste.

«Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir aidé des personnes à manger. Je suis aussi fier de la confiance que m’ont accordée les citoyens. Et je suis agréablement surpris, et cela depuis le début, du support que j’ai toujours eu de la population et des autorités municipales de Deux-Montagnes», de répondre M. Ouellet lorsque questionné à ce sujet.

Pour ce qui est la nouvelle présidente, celle-ci n’est pas en terrain inconnu puisqu’elle est trésorière de Dépannage Saint-Agapit depuis septembre 2017. En mars dernier, M. Ouellet l’a approchée pour qu’elle prenne la relève.

«J’ai accepté, à la condition que je puisse conserver aussi le poste de trésorière et que M. Ouellet reste car, à mes yeux, il ne pouvait pas partir tout de suite», raconte cette retraitée âgée de 61 ans.

Le nouveau visage de la pauvreté

Un apprentissage qui se déroule en pleine période de pandémie, alors que les besoins demeurent toujours, même s’ils ne sont plus les mêmes qu’il y a 30 ans.

«La clientèle a changé. Au début, c’était davantage des mères monoparentales avec plusieurs enfants que nous aidions. Aujourd’hui, le visage de la pauvreté, c’est beaucoup de personnes seules et de tout âge. Ce sont ces personnes qui sont les plus vulnérables. Et s’ajoutent les gens qui perdent leur emploi, qui ont besoin d’une aide temporaire pour manger», constate M. Ouellet.

«Je savais, depuis toujours, qu’il y a des gens dans le besoin, mais je suis surprise à quel point combien les gens ont vraiment besoin d’aide, mais aussi de parler, de jaser. On ne peut pas tout régler, mais déjà, être attentif à ce qu’ils vivent, les écouter quatre ou cinq minutes, ça leur fait du bien», de renchérir Mme Roy qui entreprend donc ce premier mandat dans un contexte bien particulier.

«J’ai dit à M. Ouellet qu’il avait bien choisi son moment pour quitter, en pleine crise. Mais, c’est correct; j’apprends encore plus vite!», de conclure avec le sourire Sylvie Roy.

Pour joindre Dépannage Saint-Agapit : 450-473-7450, [www.depannage-st-agapit.org] ou, par courriel, info@depannage-st-agapit.org.

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