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«Rollande» vivra dans les profondeurs de Flintkote

Photo Christian Asselin

L’artiste Marion H. Gérard, fière de présenter sa «Rollande».

«Rollande» vivra dans les profondeurs de Flintkote

Faite entièrement de bouteilles de plastique recyclées

Déjà reconnue pour ses prouesses artistiques subaquatiques, elle qui a récemment réalisé un record mondial en peignant une toile à 107 pieds sous l’eau, l’Eustachoise Marion H. Gérard a ce côté marginal qui la différentie d’autres peintres. La voilà qui récidive au niveau de l’originalité en nous présentant sa «Rollande» , une sculpture en forme de salamandre faite de 800 bouteilles de plastique vides.

Immigrée du sud-ouest de la France au début des années 90, Marion H. Gérard vit uniquement de son art depuis le tournant du siècle. Il y a de cela six ou sept ans, après s’être initiée à la plongée sous-marine, elle est devenue l’une des six peintres subaquatiques reconnus au monde, la seule en Amérique du Nord.

C’est au gré de ses plongées à travers le globe, en Tunisie, Nouvelle-Zélande, Polynésie, Tahiti, etc., qu’elle a réalisé l’état pitoyable dans lequel se trouvent nos océans et qu’avec Julien Doré, de Blizzard Sculpture, elle a décidé d’aller de l’avant avec ce projet qui a demandé plus de 300 heures de travail.

«Lorsqu’on plonge à l’extérieur, raconte l’artiste, on réalise rapidement que les coraux sont morts. Quand je plonge et que je vois ce que je vois par rapport à ce que j’ai déjà vu en grandissant, je suis choquée! Le déclin que vivent nos océans est hyper rapide. Comment maintenant faire prendre conscience aux gens des conséquences de leurs gestes quotidiens? »

De là, la naissance de Rollande, une œuvre fabriquée de 800 bouteilles de plastique, retenues par 2 500 rivets. Ces bouteilles, qui se seraient retrouvées on ne sait où sans l’intervention de Marion H. Gérard, représentent les centaines de milliers de bouteilles semblables qui se retrouvent dans les océans.

Exposée sous l’eau à Thetford Mines

Originalement destinée à rejoindre une exposition de sculptures faites de plastique, dans le parc de la Yamaska, Rollande, nommée en l’honneur d’une amie de l’artiste, décédée en 2018, se retrouvera finalement à la carrière Flintkote, à Thetford Mines, où elle sera submergée et rivetée à une paroi connue des nombreux plongeurs qui fréquentent cet ancien site d’enfouissement.

«Si vous savez écrire, vous savez peindre, insiste Mme Gérard. Il ne s’agit que de reproduire ce que l’on voit. Par contre, créer quelque chose de totalement différent, quelque chose qui va susciter l’attention, nous faire s’arrêter devant une œuvre, c’est différent. Il faut faire des trucs fous! Devant l’une de mes œuvres, je propose de faire un moment d’arrêt, une introspection. C’est ma force à moi.»

Rollande est l’un de ces trucs fous auxquels l’artiste fait référence. L’objectif visé est évidemment de sensibiliser la population aux torts causés par l’utilisation du plastique dans la fabrication de bouteilles d’eau.

«Moi, je ne bois pas là-dedans. J’utilise un contenant recyclable. J’espère en conscientiser d’autres à faire de même!» , a conclu Marion H. Gérard, dont certaines des œuvres sont exposées à l’Assemblée nationale.

Pour en apprendre davantage au sujet de cette artiste eustachoise ou visionner une vidéo de son record du monde, il suffit de visiter le [http://mariongerard.com].

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