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L’auteure eustachoise Isabelle Larouche ajoute un 34e titre à son corpus.

Isabelle Larouche: quelque part entre les lignes

Les mots d’enfant ont le dos large de l’exagération, et c’est en véritable tortionnaire que l’auteure Isabelle Larouche nous dépeint sa grande sœur, dans son tout dernier roman jeunesse, un morceau d’autofiction duquel on ressort avec un grand sourire… et une toute petite larme au coin de l’œil.

L’ouvrage s’intitule Une sœur, quel bonheur! et conduit son jeune lectorat (les neuf ans et plus) au cœur d’un récit de 272 pages, livré candidement à la hauteur de sa narratrice de huit ans, qu’on appelle affectueusement Popomme et qui déploie des efforts surhumains pour plaire à sa grande sœur, Emma, qui fait déjà le double de son âge et qui a la très mauvaise habitude de vieillir d’un an, elle aussi, tous les 365 jours.

«À moins que la planète tourne deux fois plus vite pour moi, ou que les aiguilles des horloges se mettent à accélérer, c’est impossible de la rattraper!», se plaint Popomme dès l’incipit, en même temps qu’elle informe gravement ses parents que sa grande sœur la torture.

Le geste libérateur de l’écriture

Bien sûr, ils ne la croiront pas, raison pour laquelle elle entreprend de les convaincre autrement. Elle attrape une plume et se met à noircir des pages et des pages de cahiers qui s’empileront en recelant les preuves irréfutables de ce qu’elle avance.

Tout comme Isabelle Larouche l’avait fait au même âge, Popomme produira une première œuvre que l’on verra s’écrire sous nos yeux. Sur le ton de la confidence, elle pose donc le geste libérateur de l’écriture. Elle s’adresse directement à la personne qui tient le livre entre ses mains, pour lui raconter l’histoire de sa naissance et de la vie avec sa famille, en s’attardant sur sa relation avec Emma, bien évidemment ravie de l’arrivée de ce bébé qui deviendra pratiquement son jouet, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme.

C’est que la différence d’âge pose effectivement un problème épineux, lequel s’accentuera avec les années, particulièrement celles où Emma sera plongée dans l’adolescence. Alors là, une petite sœur, aussi charmante soit-elle, peut vite devenir une source d’embêtement.

Malgré tout, Emma finit toujours par tendre la main à Popomme, pour l’entraîner dans une suite d’aventures domestiques relevant de l’anecdote (elles sont toutes véridiques), mais tout de même craquantes parce qu’elles nous permettent de voir, finement tissé entre les lignes, comment s’est construit ce lien très fort qui unit aujourd’hui les deux sœurs (le véritable nom d’Emma est Hélène Larouche, artiste du vitrail réputée).

Un précieux héritage

C’est là que réside la force de ce roman, tout empreint d’humour, mais surtout de tendresse et d’amour sororal. Et aussi parce qu’à travers tous ces jeux souvent teintés d’une touche de malice, toutes ces entourloupes, cet opportunisme manifesté par une grande sœur pas méchante pour deux sous, qui abusait de son ascendant tout en étant suffisamment jeune, elle aussi, pour poser des gestes immatures (il ne faut pas l’oublier), on voit aussi se profiler la transmission d’un grand pouvoir, celui de l’imaginaire, un legs que Popomme, devenue Isabelle Larouche, utilise depuis lors à bon escient.

Avec Une sœur, quel bonheur!, publié par Les Éditions Z’Ailées, l’enseignante et auteure eustachoise, qui se présente aussi comme animatrice et conteuse, met son paraphe sur une 34e publication. Et, sachez-le, plusieurs autres sont à venir. Heureusement, dans ce cas précis, les séquelles furent permanentes.

Pour en savoir davantage sur l’auteure Isabelle Larouche: [https://www.isabellelarouche.com/].

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