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COVID-19, Sports de combat,reprise, Patrick Kearney, Judo Québec

Patrick Kearney, président de Judo Québec, avec son fils Alexis, déjà champion.

«Nous n’aurions pas dû mener cette bataille !»

Le président de Judo Québec commente la reprise des sports de combat

Les adeptes de sports de combat étaient heureux d’apprendre, la semaine dernière, qu’ils pouvaient reprendre l’entraînement en «bulles» de quatre athlètes. Ce qu’ils ignorent peut-être, c’est le combat ardu qu’ont dû mener, auprès du gouvernement, les représentants des différentes fédérations pour arriver à leurs fins.

Président de Judo Québec et responsable du dojo de Blainville où il entraîne de nombreux athlètes, Patrick Kearney a agi à titre de porte-parole de ces représentants durant la pandémie. Il s’est dit heureux du dénouement des discussions avec Québec. Toutefois, a-t-il admis, il aurait préféré que ça se passe autrement. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné pour le mentionner à la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, et au Dr Richard Massé, de la Santé publique, lors de leur rencontre de 45 minutes qui s’est déroulée le 1er septembre, à l’Institut national du sport du Québec, au Stade olympique.

«Nous avons été patients et le gouvernement a reconnu que ça avait été long, trop long !» a lancé Patrick Kearney au nom de ses homologues du karaté, taekwondo, kick-boxing, boxe, et lutte qui depuis quelques semaines, grinçaient des dents en entendant que des sports d’équipe tels le soccer, le football et le hockey étaient autorisés à reprendre leurs activités, mais pas eux. Plus encore, pendant ce temps, leurs nombreuses demandes de rencontres avec Québec afin d’en arriver à une entente demeuraient sans réponse.

«Je leur ai mentionné qu’à l’avenir, le canal de communication devait être davantage ouvert avec la Santé publique et le gouvernement. Il ne faut plus que ça prenne cinq mois à avoir un retour. Nous sommes les derniers déconfinés. Nous n’aurions pas dû mener cette bataille ! Heureusement, nous ne sommes pas rancuniers».

La suite des choses

Le combat est loin d’être terminé. Maintenant que les entraînements à quatre leur sont permis, les athlètes auront hâte de reprendre la compétition. Une fois de plus, ils devront s’armer de patience, selon le président de Judo Québec.

«Nous voulons bien faire les choses. Nous avons un point de départ avec la reprise des entraînements, mais sommes encore loin d’un retour à la compétition», affirme M. Kearney qui, à titre de président de Judo Québec, demandera d’abord à la Santé publique d’agrandir la bulle afin de la faire passer de quatre à huit ou dix athlètes. Suivront ensuite les compétitions régionales, quelque part après la Fête, espère-t-il.

«Peut-être après Noël, mais encore là, tellement de facteurs externes peuvent influencer. Pour le moment, on savoure le fait de pouvoir embarquer sur les tapis !»

Six mois chargés

Thérésien bien connu pour ses nombreuses implications, dans le milieu municipal, notamment, Patrick Kearney est aussi derrière le REFRAIN, une association regroupant différents festivals de la province qu’il a fondée en pleine pandémie. Disons que, les six derniers mois, il ne les a pas vus passer.

«Ces deux combats que j’ai menés de front ont en effet grugé beaucoup de mon énergie. Pour l’instant, j’ai juste envie de retourner sur un tapis de judo. Pour la prochaine bataille, on verra !»

Les inscriptions au judo débuteront cette semaine. Pour en savoir plus, il faut visiter dojoblainville.com.

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