icon journal
Le fondateur des Meuneries Mondou s’éteint

Photo : courtoisie — Réal Mondou, fondateur des Meuneries Mondou, s’est éteint le 8 août dernier à Saint-Benoit.

Le fondateur des Meuneries Mondou s’éteint

Publié le 21/08/2026

Fondateur des Meuneries Mondou et figure bien connue du milieu agricole mirabellois, Réal Mondou est décédé paisiblement le 8 août à Saint-Benoît, à l’âge de 97 ans.

Au-delà de l’entreprise qu’il a bâtie, les nombreux témoignages publiés depuis son décès rappellent surtout le souvenir d’un homme accessible, généreux et profondément attaché aux gens qui l’entouraient.

Né en 1928 à Mirabel, Réal Mondou s’oriente très jeune vers l’agriculture. Avec son épouse, feu Monique Lortie, il cultive la terre, élève du bétail et fait le commerce d’animaux. Au début des années 1950, il commence à fabriquer ses propres mélanges de grains pour nourrir ses animaux. Des producteurs voisins viennent bientôt s’approvisionner auprès de lui et, en 1955, les Meuneries Mondou voient officiellement le jour.

L’entreprise familiale prendra progressivement de l’expansion avant que Réal Mondou en confie les rênes à son fils Michel en 1989. Il demeure toutefois très présent : il continuera de fréquenter quotidiennement la meunerie jusque vers l’âge de 85 ans et suivra ses activités et ses projets jusqu’à la fin de sa vie.

Pierre Fournier, qui travaillait pour Nutrite lorsqu’il l’a rencontré en 1973, se souvient notamment d’un homme qui trouvait toujours le temps d’échanger malgré ses journées chargées. « Un homme qui prenait le temps de jaser avec moi », écrit-il en évoquant les nombreux souvenirs conservés de Réal Mondou et de son fils Michel.

Un autre témoignage rappelle aussi son implication précoce dans sa communauté. Jacques Renaud raconte qu’il y a environ 70 ans, Réal Mondou avait fait aménager derrière ses installations une grande patinoire éclairée où les voisins pouvaient patiner et jouer au hockey. « Il avait déjà commencé à donner à sa communauté », souligne-t-il.

Son neveu Stéphane Benoit retient pour sa part « son regard avenant et une douceur que peu d’hommes peuvent se vanter d’avoir », tandis que Jacques Beauchesne, qui a travaillé avec Réal et Michel Mondou, décrit des gens « respectueux et délicats, honnêtes, innovateurs et très agréables à travailler ».

Dans la famille, plusieurs se rappellent également une image devenue familière : celle de Réal Mondou chantant Heureux comme un roi lors des rencontres du temps des Fêtes. Un souvenir qui accompagne celui qui laisse dans le deuil ses quatre enfants, Michel, Odette, Robert et Lucie, ses 12 petits-enfants et ses 17 arrière-petits-enfants.

La famille a invité les proches, anciens collègues, partenaires et membres de la communauté à rendre un dernier hommage à Réal Mondou au Complexe funéraire Goyer, à Sainte-Thérèse, les 28 et 29 août.