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Une photo prise avec Maurice Richard qu’André Roy a conservée précieusement toute sa vie.

André Roy et son idole Guy Lafleur.

André Roy: Toute bonne bonne chose a une fin!

Quand vas-tu prendre ta retraite, André? J’ai dû répondre à cette question très souvent au cours de la dernière décennie, mais je ne savais vraiment pas jusqu’au jour où la maladie est venue me rappeler que l’on n’est pas éternel. J’aimais tellement mon métier, les athlètes, les sportifs de la région, que mon aventure a duré 50 ans au Groupe JCL. Ce matin de janvier 2020, je range mon clavier et je peux vous assurer que ce n’est pas une décision facile à prendre.

Je n’ai pas publié cette page depuis le mois de juin dernier, mois où mon médecin, le docteur Daniel Lavoie, m’a dit que j’avais la leucémie. Cela survient incidemment 20 ans après que la docteure Marie-Paule Jammal m’ait opéré avec succès pour le cancer de la prostate. Aujourd’hui, à l’âge de 76 ans, l’heure de la retraite a donc sonné et, vous l’imaginez, beaucoup de souvenirs ressurgissent en ce moment.

De barbier à journaliste sportif

Pour dire vrai, je n’avais pas rêvé de mener une carrière dans le monde journalistique, mais plutôt d’avoir mon propre salon de barbier, ce qui devait arriver dès l’âge de 19 ans. Toutefois, cela devait me donner l’opportunité de rencontrer un homme d’exception qui devait changer le cours de ma vie.

Jean-Claude Langlois me demande, en effet, de faire partie de son équipe dans la section des sports, alors qu’il s’apprêtait à fonder le journal LA CONCORDE en 1969. Moi qui n’avais pas étudié en journalisme, j’ignorais si j’en avais le talent.

Comme je partageais la même vision que M. Langlois, c’est-à-dire que la réalité sportive de la région était très importante pour son nouvel hebdomadaire, je me suis mis au travail sans compter les heures et relevé tous les défis que je trouvais sur mon chemin. La réalité était de couvrir tous les athlètes et toutes les équipes sportives de notre région et aussi de convaincre mon rédacteur en chef, Rémi Binette, et M. Langlois d’accorder plus d’espace aux pages sportives, jusqu’à atteindre le 1/6 du journal. Je devais parvenir à cet objectif quelques années plus tard.

Je dois vous avouer que je me suis inspiré de Jacques Beauchamp pour créer ma page «Un peu de tout» dans laquelle on retrouvait notamment les «Bonne fête». D’ailleurs, ma collection de vœux d’anniversaire comptait plus de 3 000 noms à la fin de l’année 2019, c’est tout dire!

À l’époque, un journaliste devait composer ses textes et prendre ses photos. Pour débuter, je me suis acheté un Polaroïd et, quelques mois plus tard, le journal m’achetait une caméra. Au fil des ans, j’ai pu bénéficier de la collaboration et des bons conseils de professionnels tels Yves Pariseau, Roland Beauchamp, Germain Beauchamp, Michel Chartrand, Yves Déry, Serge Therrien, Pierre Blais, Pierre Latour, et quelques autres.

Le Sportif

Lorsque j’ai parlé à M. Langlois de fonder «Le Sportif», un tabloïd qui serait publié six fois par année, avec des articles plus en profondeur sur nos athlètes et de plus grosses photos, il a accepté sur-le-champ à condition que je m’occupe de la vente publicitaire, de la rédaction et de la photographie, tandis que lui s’occuperait de l’impression et de la distribution. Cette tradition s’est répétée pendant plus de deux décennies.

Une équipe du tonnerre!

Si je tenais à faire cette dernière page, c’est surtout parce que je voulais souligner la très grande collaboration de Stéphane Proulx qui, pendant plus de 25 ans, a contribué à faire connaître nos jeunes athlètes de la région, Valérie Maynard, qui est devenue la première femme à travailler pour notre section sportive, l’unique Richard Marr, avec ses opinions et ses connaissances du monde du sport, suivi de Martin Leclerc, Josianne Haspeck, Dany Cloutier et Geneviève Pepin. Et c’est sans oublier les rédacteurs en chef Rémi Binette et Benoît Bilodeau, le chef d’atelier Yves Bourbonnais et son équipe de la mise en page et de la correction, ainsi que tous mes collègues de travail au journal et à la distribution.

À l’époque, on disait que les jeunes familles venaient s’établir à Saint-Eustache à cause des nombreuses installations sportives. Je crois bien humblement que nos journaux ont aussi contribué à cet essor. Avec le support du Service des loisirs de la Ville de Saint-Eustache dirigé à l’époque par Paul Tardif, Normand Legault, Mario Charbonneau, Francine Lajoie, Sylvain Beaulne et plusieurs autres, les équipes sportives se sont multipliées. Nous avons connu beaucoup de succès en créant, une fois par mois, La Personnalité L’ÉVEIL, dont l’une était couronnée, l’année terminée, dans le cadre du Mérite sportif de Saint-Eustache.

Pages centrales!

La première fois que j’ai parlé à la direction de faire deux pages photo (spread) dans le journal, surtout lors de grands événements, on m’a alors parlé de rentabilité. Il fallait donc vendre des cartes d’affaires, ce qui m’a donné l’opportunité de faire connaître les sportifs et également les gens d’affaires de la région. Ces pages, encore aujourd’hui, sont des plus courues et font en plus l’objet de reportages laminés qui prennent une place importante dans la vie des organismes qui y sont mis en vedette. La dernière année que je me suis occupé de cette section en compagnie du département des ventes, nous avons établi un record avec 52 parutions dans L’ÉVEIL et LA CONCORDE.

Directeur des relations publiques

Au mois de mai 1995, Carole Côté, qui revenait d’un congrès des hebdos à Québec, me suggère d’ajouter à mes tâches celle de directeur des relations publiques. J’accepte de relever le défi. Cela devait me donner l’occasion de participer et de collaborer à de grandes causes, dont celles de la Fondation Sercan, de la Fondation Hôpital Saint-Eustache, de la Fondation Émile-Z-.Laviolette, du Relais pour la vie, du Tournoi invitation André Roy pour venir en aide aux enfants handicapés, du tournoi de golf organisé en collaboration avec le Club Kiwanis Saint-Eustache pour acheter une sonde pour biopsie prostatique. J’ai aussi été associé à une collecte de sang de la Fraternité des policiers de Saint-Eustache organisée par Alain Lamarre, avec une récolte record de 1 200 unités; été choisi président d’honneur ou coprésident d’honneur de 10 quilles-o-thons organisés par le Club Optimiste Deux-Montagnes pour différentes grandes causes humanitaires; initié avec des amis le Tournoi de golf des Chums présenté au début au Club de golf Waterville d’André Maltais et maintenant au Club de golf Le Champêtre de Sylvain et Jean-Sébastien Beaulne, sans oublier cette présidence du Tournoi de hockey intermédiaire Saint-Eustache en 1979. La remise de la Médaille de l’Assemblée nationale ainsi que ma nomination en 2013 de membre honoraire de la Fondation Élite de Saint-Eustache, aujourd’hui orchestrée par le maire Pierre Charron, m’ont fait grandement plaisir. La création de l’École de golf L’Éveil pour les jeunes a aussi connu beaucoup de succès pendant plusieurs années. Là, je dois m’arrêter…

Des remerciements

Le sport m’a permis de croiser de grands athlètes et de grandes personnalités, dont Mikaël Kingsbury, Alexis Lafrenière, Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur, Réjean Houle, Gilles Lupien, Pierre Pagé, le sénateur Claude Carignan, Adrien Bigras, André Maltais, Sylvain Beaulne, Claude Cadieux, Raymond Richer, Gilles Meloche, Danièle Sauvageau, Jacinthe Taillon, Annie Bellemare, Mylène Lamoureux, Stéphanie Normand, Marie-Ève Dicaire, Pierre Creamer, Nathan Légaré, les journalistes Martin Leclerc, André Rousseau et Michel Lacroix, Gilles Villeneuve, Jean-Claude Gratton, Claude Aubin, Kevin Lacroix, Jeannot Désormeaux, Pédro Caron, Guy Caron, Normand Marineau, Gilles Lachance, ainsi que René Goyer, Denis Breton, Simon Farsa, Jean-Pierre Laviolette, Paul Labelle, P.A. Senécal, Ronald Fortin, Raymond Tessier, Christian Pilon, Daniel Boivin, et plusieurs autres.

À tous mes amis et amies qui m’ont toujours secondé au cours de ma carrière dans la structure et l’organisation d’événements majeurs, merci de votre générosité! À tous mes médecins, soit Raymond Lacroix, Daniel Lavoie, Marie-Paule Jammal, Jean-Christian Boileau et Johanne Francis, merci d’avoir pris soin de moi.

À tous mes estimés collègues et ex-collègues de travail, je vous dis merci pour tout. Vous ferez toujours partie de ma vie. Aujourd’hui, je quitte au moment que j’ai choisi de partir, avec la très grande satisfaction du devoir accompli. J’ai été royalement traité par le fondateur du Groupe JCL, Jean-Claude Langlois, ses enfants Claude, Michel et Serge, ainsi que Carole Côté, qui a été codirectrice du journal pendant plusieurs décennies.

À tous mes amis et amies, et ceux et celles que j’ai croisés au fil des ans – ils sont trop nombreux pour tous les nommer –, vous avez été d’une grande inspiration pour moi.

Aux lecteurs qui m’ont fait l’honneur de me suivre durant ces cinq décennies, j’en ai été fort honoré et je vous en remercie grandement. Surtout, ce fut un privilège pour moi d’écrire dans ce journal, et aujourd’hui pour une dernière fois!

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