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Tennis : Raphaël Landry délaisse la compétition

Il est plutôt rare qu’un jeune athlète qui performe dans son sport décide de raccrocher. Raphaël Landry semble toutefois être très à l’aise avec son choix.

Tennis : Raphaël Landry délaisse la compétition

À 17 ans, bientôt 18, Raphaël Landry ne fait pas partie de la jeune génération qui n’a aucune idée de son plan de carrière. Attiré par le monde des affaires et par l’objectif de devenir son propre patron, il a décidé de mettre un terme au tennis de compétition.

Dans son cas, ce n’est pas parce que son cheminement d’athlète battait de l’aile. Au contraire, à peine l’hiver dernier, il a été sacré champion provincial dans la catégorie des 18 ans et moins. Pas pour rien que plusieurs universités américaines lui avaient manifesté de l’intérêt pour l’attirer dans leurs rangs. Cependant, ses intentions ont toujours été claires. Il ne désirait plus passer de 20 à 25 heures sur les courts, au détriment d’autres sphères de sa vie personnelle. Encore l’été dernier, lui qui aurait eu de bonnes chances de représenter le Québec aux Jeux du Canada, a préféré passer son tour, question de pouvoir travailler pour amasser des sous.

De l’argent qui lui permet de débourser le coût de ses études. Il a d’ailleurs entrepris, à la fin de l’été, un programme collégial dans le domaine des affaires, au collège Dawson. À défaut de s’exiler aux États‑Unis, il a opté pour étudier en anglais, question de se perfectionner davantage dans cette langue.

Toujours associé au tennis

Même s’il ne joue plus au tennis à un haut niveau, Landry est toujours trempé dans l’univers de ce sport de raquette. Après avoir enseigné et dirigé de jeunes joueurs eustachois pendant la saison estivale, son horaire de travail cet automne a été nettement réduit, mais le Service du sport et du plein air de Saint-Eustache le compte toujours parmi ses employés.

Sans viser une carrière d’entraîneur à temps plein, il reste néanmoins qu’il se plaît actuellement à transmettre les connaissances qu’il a acquises pendant toutes ces années de pratique active comme joueur.

D’autre part, sans vouloir être prétentieux, il considère que s’il avait décidé de se concentrer uniquement à une carrière professionnelle de joueur de tennis, il aurait pu éventuellement se retrouver parmi les 200 meilleures raquettes sur la scène mondiale. De là à figurer parmi les 20 meilleurs tennismans au monde, c’est une autre histoire, mais de toute façon, il a écarté rapidement cette option de son équation, les impondérables – dont les blessures – étant trop élevés.

L’héritage du sport

Pour ce grand gaillard, le tennis lui a permis d’intégrer des valeurs qui vont lui servir toute sa vie. En investissant beaucoup de temps et d’énergie, lui exigeant beaucoup de sacrifices, il a acquis beaucoup de discipline et de détermination.

En tenant compte des excellents résultats qu’il a obtenus, il sait maintenant que tout objectif atteignable est réalisable, si l’on est prêt à mettre les efforts nécessaires.

Bref, il se considère choyé d’avoir pu, à travers le sport de compétition, vivre de telles réussites. Il a d’ailleurs tenu à remercier publiquement ses parents pour leur collaboration de tous les instants, de même que ses entraîneurs qui lui ont permis de se développer, et ce, à bien des égards. Le programme sport-études lui a aussi permis de rencontrer son amie de cœur, Virginie Désautels, qui soit dit en passant, s’avère une athlète en patinage artistique.

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