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Richard Giroux quitte la scène

(Photo Yves Déry) - C’est sans dossard ni sac à dos qu’on reverra Richard Giroux sur les pistes.

Richard Giroux quitte la scène

À sa 26e participation au Marathon canadien de ski de fond

Depuis des années, l’aube pointe à peine qu’il sillonne nos rues au pas de course. Les premiers flocons de neige tombés le voient se précipiter sur le P’tit train du Nord muni de sa lampe frontale et de ses skis de fond; et elle est à peine fondue, qu’il troque les étroites planches pour les patins à roues alignées et vélo, tout ça, lorsqu’il ne dévale pas les rivières ou escalade des montagnes. Vous l’avez reconnu, il s’agit de Richard Giroux.

C’est avec le même enthousiasme que le coiffeur de 68 ans avait entrepris son entraînement pour participer à son 26e Marathon canadien de ski de fond, en quête de sa 14e Barre Or Coureur des bois. Fort de cet entraînement, il s’est levé à 2 h 30 ce samedi 12 février pour se présenter à temps pour le départ de ce 45e Marathon à 5 h 30.

Cette première journée s’est si bien passée que son temps était même meilleur que celui des années précédentes: «Je me suis classé plus tôt que les autres années, mais arrivé au Camp Or, j’ai ressenti une certaine fatigue, normale après m’être levé à 2 h 30 du matin et parcouru 83 kilomètres lesté d’un sac à dos d’environ 35 livres.» Et c’est à ce moment, au beau milieu de cette éreintante compétition, que notre homme a pris sa décision: «Je réfléchissais depuis un certain temps à prendre ma retraite à l’issue de ce Marathon de 2011, mais c’est en arrivant au Camp Or, pour dormir à la belle étoile, que j’ai décidé que c’était fini.» Il l’a annoncée à son épouse Normande et son fils Raphaël, venus l’encourager: «C’est assez! Ça ne me tente plus, je n’éprouve plus de plaisir à faire ça, je termine ici et maintenant. Je vais dormir chez moi, ma décision est prise et irrévocable.» Il insiste pour dire qu’il était suffisamment en forme pour compléter le marathon, mais l’intérêt n’y était plus: «J’ai décidé que c’en était assez de ce stress vécu pendant 26 ans, la course contre la montre, changer les vêtements mouillés sur une balle de foin par un froid parfois extrême et dormir à la belle étoile après une harassante journée de ski. De plus, la dernière section était dangereuse et j’ai compris que je n’avais pas envie de me blesser.»

Travail, famille et entraînement

Même si c’est la fin d’une longue histoire d’amour avec le Marathon, il n’est pas question pour celui qui a l’entraînement dans les tripes d’abandonner l’activité physique: «J’ai 68 ans et veux travailler jusqu’à 90 ans. J’aime mon travail plus qu’à 20 ans et ma clientèle, c’est pour moi comme une grande famille. Oui, je continuerai à m’entraîner, mais de façon moins intensive et sans stress. Je veux aussi prendre plus de temps pour faire des activités avec mes enfants et petits-enfants.»

Eh oui! On finit tous par passer à autre chose.

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