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Pas les débuts espérés chez les professionnels

(Photo Michel Chartrand) - Mathieu Brodeur

Pas les débuts espérés chez les professionnels

Pour Mathieu Brodeur

À trop vouloir augmenter son poids pour sa première année au hockey professionnel, Mathieu Brodeur a fait l’erreur de sacrifier vitesse et mobilité. Ainsi, après deux parties seulement dans la Ligue américaine, le choix de troisième ronde des Coyotes de Phoenix en 2008 a été assigné au Thunder de Las Vegas dans la Ligue de la Côte de l’Est.

On a expliqué à Brodeur qu’en raison d’un surplus de défenseurs à San Antonio, il était préférable, dû à son jeune âge, qu’il obtienne davantage de temps de jeu avec le Thunder, et ce, même si c’est à un niveau inférieur. Le grand gaillard eustachois n’a pas sauté de joie en apprenant la nouvelle. À titre de recrue, il se voyait passer toute la saison dans la Ligue américaine. Cependant, après quelques jours, la pilule a mieux passé.

Tout d’abord, le directeur-gérant à San Antonio lui a fait part qu’en cours de saison, il devrait être rappelé. Puis, il pouvait se consoler à l’idée que l’état-major des Coyotes n’avait pas l’intention de suggérer à son agent qu’il retourne dans les rangs juniors comme joueur de 20 ans.

Malheureusement, à son arrivée à Las Vegas, Mathieu Brodeur avait toutes les raisons de se poser des questions, lui qui ne jouait guère plus. Il aura même fallu que son agent, Philippe Sauvé, intervienne pour plaider la cause de son client. Après cette initiative qui a porté fruit, l’arrière-garde de 6 pi 6 po a bénéficié jusqu’à tout récemment d’un temps d’utilisation avoisinant les 20 minutes. Puis, lors des deux parties avant la pause des fêtes, après que son entraîneur-chef lui ait exprimé sa satisfaction par rapport à son rendement à la ligne bleue, il fut tout de même utilisé comme attaquant. Même s’il n’a à peu près jamais campé le rôle de joueur d’avant depuis les rangs novices, le sujet de ce reportage s’est quand même bien tiré d’affaire. On l’a même employé en avantage numérique, question de se poster devant le filet pour compliquer le travail du gardien adverse. Pour Brodeur, après avoir de nouveau discuté avec son agent, dans sa tête, c’est en tant que défenseur strictement qu’il compte gravir les échelons dans l’organisation des Coyotes.

Terminer la saison du bon pied

Après avoir passé quelques jours dernièrement en sol eustachois, Mathieu Brodeur a repris la direction de Las Vegas. Seul hockeyeur québécois avec l’équipe, il ne cache pas qu’il trouve cela difficile par moments, d’autant plus que son amie de cœur ne peut séjourner avec lui sur une base régulière, elle qui poursuit ses études au Québec. Heureusement, en évoluant dans un environnement où le soleil et la chaleur sont constamment au rendez-vous, sans compter l’excellence des spectacles et du divertissement qu’on retrouve à Las Vegas, il y a définitivement des endroits moins favorables pour exercer le métier de hockeyeur.

En ce qui a trait à l’adaptation au niveau du calibre de jeu, que ce soit dans la Ligue américaine ou le circuit de la Côte de l’Est, Brodeur admet qu’il a dû apprendre à composer avec une exécution de jeu qui se doit d’être plus rapide que chez les juniors. «Sur le plan physique, en se mesurant à des hommes, cela requiert nettement plus d’énergie», a-t-il indiqué pour conclure.

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