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Olivier Émond: du basketball à l’escrime!

Photo Michel Chartrand - Olivier Émond, tout sourire.

Olivier Émond: du basketball à l’escrime!

Athlètes d’ici

Le sabreur Olivier Émond avait deux rendez-vous importants en mai dernier et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’y est présenté préparé. À ce point prêt, qu’il est monté deux fois sur le podium. Il s’est tenu sur la plus haute marche au Championnat de l’est du Canada et a fièrement posé le pied sur la troisième lors du Championnat canadien. Deux réalisations dont il est très fier: «Tout au long, je n’avais que la victoire en tête», a-t-il commenté lorsque rencontré au Centre Sportif Saint-Eustache où il agit à titre d’entraîneur personnel.

Une longue route

Olivier Émond franchira le cap de la trentaine en novembre prochain et il s’est mis à l’escrime sur le tard à 20 ans. «J’étais un passionné de basketball et je rêvais d’une carrière, mais après une dizaine d’années de pratique intensive de ce sport, j’ai cru avoir plafonné et j’ai recherché une autre avenue qui me permettrait d’atteindre un niveau de haute performance. J’ai choisi l’escrime.»

La route vers le succès a été longue pour le Marthelacquois de naissance et de résidence, surtout à cause de l’âge auquel il a entrepris son aventure avec les Seigneurs de la Rive-Nord: «La plupart des escrimeurs s’y mettent jeunes et on a émis des doutes sur mes chances avec un départ aussi tardif.» Son 6e rang parmi les sabreurs au niveau canadien du programme haute performance (PHP), sa deuxième position au classement domestique et ses deux récentes performances lors des championnats est-canadien et canadien, ont toutefois réussi à faire taire ces appréhensions.

Une discipline exigeante

Olivier Émond, qui est aussi professeur d’éducation physique au cégep Montmorency, doit consacrer entre dix et quinze heures par semaine à son entraînement. Des trois armes de l’escrime, il a choisi le sabre parce que c’est celui qu’il dit lui coller le plus à la peau: «C’est une arme qui permet d’être plus agressif, ce qui est plus représentatif de ma personnalité», avoue-t-il avec un sourire. L’entraînement comporte deux volets; l’aspect physique est orienté vers l’agilité, l’équilibre et le jeu de pieds, mais il consacre aussi une bonne partie à la technique, la tactique et la mise en situation de combat. S’il ne suit pas de diète particulière, Émond concède cependant qu’il ne doit pas succomber aux excès de table, pour garder la forme. Pour se détendre, il adore une bonne partie de basket avec les copains et la pêche autant sur glace qu’en rivière. Sa page Facebook donne d’ailleurs un bon aperçu de ses prises.

Sur le plan personnel, la pratique de l’escrime lui a beaucoup apporté: «En combat, il faut contrôler ses émotions et apprendre à gérer ce qu’on ne peut contrôler, les décisions d’arbitres par exemple. En ce sens, la pratique de ce sport et les lectures que j’ai faites m’ont permis de développer ma patience, ma compréhension des choses et mon attitude aussi bien dans la vie qu’en compétition.»

À l’aube de ses 30 ans et fort de ses récents succès, Olivier Émond vise les quatre premières places du classement canadien. L’atteinte de cet objectif lui permettrait de participer aux Championnats du monde en 2013, et qui sait, aux Jeux olympiques de 2016 à Rio de Janeiro. «C’est là mon but ultime et si ça arrive, à 34 ans, ça sera sans doute mon chant du cygne à l’international.»

 

 

 

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