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Nathan Légaré compte bien saisir sa chance

Nathan Légaré compte bien saisir sa chance

Repêché par les Pingouins de Pittsburgh

S’il y a une chose dont peut être sûr Nathan Légaré, c’est que les Pingouins de Pittsburgh désiraient ardemment l’avoir avec eux. Non seulement l’ont-ils suivi de près lors de sa dernière saison avec le Drakkar de Baie-Comeau, mais ils ont sacrifié pas moins de trois choix de repêchage dans une transaction pour finalement être en mesure de réclamer l’attaquant de Saint-Eustache en troisième ronde.

En fait, cette transaction a permis au directeur général Jim Rutherford de mettre la main sur le choix de troisième ronde des Coyotes de l’Arizona et ainsi être en mesure de sélectionner Nathan Légaré, au 74e rang. Sans cet échange, les Pingouins n’auraient parlé qu’à la ronde suivante, au 98e rang. Ils n’ont donc pas voulu prendre le risque de le perdre et ont voulu parler plus tôt.

Un intérêt marqué des Pingouins

«Je connaissais l’intérêt des Pingouins à mon endroit. J’avais soupé avec leurs recruteurs à deux reprises. Il y avait aussi d’autres équipes intéressées, et c’est donc toujours dur de savoir qui va vraiment te repêcher, mais que les Pingouins effectuent une telle transaction, ç’a été une belle surprise et un beau moment pour moi» , de raconter l’ancien des Vikings de Saint-Eustache en entrevue avec votre hebdo L’ÉVEIL, alors qu’il s’apprêtait à aller s’entraîner en gymnase au Centre d’excellence Sports Rousseau, à Boisbriand.

«Il était tellement haut sur notre liste qu’à un moment, notre recruteur-chef a dit qu’il allait essayer d’acquérir un choix de troisième ronde et Jim a réussi. Des fois, c’est bon d’avoir beaucoup de choix, mais nous avons décidé d’y aller pour la qualité cette année» , devait expliquer Luc Gauthier, le dépisteur québécois des Pingouins de Pittsburgh sur le site [http://www.lnh.com], le jour du repêchage.

Pour son ancien entraîneur-chef, Martin Bernard, la décision de Pittsburgh n’a rien de surprenant. «C’était d’une évidence même. Les Pingouins l’ont suivi régulièrement et on connaissait leur intérêt, d’autant plus que Nathan a beaucoup progressé au cours de la dernière saison qu’il a amorcée alors qu’il avait 17 ans. Nathan a des habiletés indéniables. Il est capable de faire beaucoup de choses sur la glace et il a déjà un lancer de la Ligue nationale de hockey» , d’analyser Martin Bernard, qui ne sera cependant pas derrière le banc du Drakkar la saison prochaine, puisque son contrat n’a pas été renouvelé.

La réalisation d’un rêve

Pour Nathan Légaré, qui pratique le hockey depuis l’âge de 4 ans, mais qui a commencé à croire en ses chances lorsqu’il a atteint le niveau bantam AAA avec les Seigneurs des Mille-Îles, c’est un rêve qui se réalise.

«Oui, ç’a été beaucoup de stress et d’émotion. C’est sûr qu’il y avait des attentes. J’ai obtenu, à ma deuxième saison avec le Drakkar, des statistiques qui sortaient de l’ordinaire pour un jeune de 17 ans, à son année d’éligibilité au repêchage de la LNH. Rendu là, c’est juste de profiter du moment, et arrivera ce qui arrivera. Si une équipe te donne la chance, que ce soit en première ou en septième ronde, tant que t’as ta chance, tu fais avec» , de mentionner Nathan, qui a vécu ce moment dans les estrades du Rogers Arena, à Vancouver, en compagnie de ses parents, son amoureuse, l’une de ses deux sœurs, son cousin, sa tante, et même de membres de sa famille d’accueil à Baie-Comeau.

Celui qui a terminé à égalité au deuxième rang des buteurs de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) avec 45 buts en 68 rencontres à sa deuxième saison avec le Drakkar, est bien conscient du défi qui l’attend maintenant. C’est pourquoi il compte travailler fort cet été en gymnase et sur la patinoire en vue de la saison à venir.

«Je ne prends rien pour acquis, comme je l’ai vécu avec les Vikings (en 2016-2017). Il faut toujours travailler. Nous avions une bonne équipe, un bon groupe de joueurs. Mais, on s’est fait surprendre en première ronde par les Cantonniers de Magog. On apprend d’une telle expérience» , reconnaît l’hockeyeur, maintenant âgé de 18 ans, qui fait 6 pieds et 205 livres.

Corriger sa principale lacune

S’il est reconnu pour être un attaquant de puissance, capable de compléter ses mises en échec et de bien protéger la rondelle, Nathan est bien conscient que sa principale lacune est son explosion de départ lors qu’il s’élance sur la glace. «Je dois améliorer mes trois premiers coups de patin pour que j’aie plus de puissance» , reconnaît-il.

Grand fan de Sidney Crosby et de Pascal Dupuis, qui évoluent déjà pour Pittsburgh, Nathan Légaré croit maintenant en ses chances d’évoluer un jour dans la LNH. «Comme je l’ai dit, quand t’as une chance, c’est à toi de faire avec. Tout peut arriver» , dit-il.

Et son ancien entraîneur-chef, lui, n’est pas du tout inquiet pour son ancien protégé. «Nathan est un jeune super intelligent, facile à diriger, responsable. Il fait des efforts pour progresser. Il fait assurément partie de ceux qui veulent travailler à s’améliorer pour devenir un meilleur joueur de hockey et franchir la prochaine étape» , estime, en guise de conclusion, celui-ci.

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