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Kingsbury veut faire encore mieux

Photo Mateusz Kielpinski – FIS (courtoisie) – Mikaël Kingsbury dit n’avoir pas mis une croix pour le moment sur un autre globe de cristal.

Mikaël Kingsbury veut d’abord être en mesure de gagner avant de revenir

À l’écart de la compétition pour une période d’au moins quatre à six semaines en raison d’une blessure subie à l’entraînement, c’est donc depuis le Québec que le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury a vu le Japonais Ikuma Horishima remporter, samedi dernier, la toute première épreuve de la saison 2020-2021 en bosses, sur le circuit de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski (FIS).

Cette blessure, la première après 11 ans de carrière en Coupe du monde, a mis un frein à une séquence de 109 participations consécutives sur le circuit de la Coupe du monde où il a remporté 63 victoires et monté sur le podium à 91 reprises.

Gonflé à bloc à son arrivée à Ruka, en Finlande, où il a toujours bien fait avec huit victoires en dix départs, en forme plus que jamais comme il l’a raconté en entrevue à votre hebdo L’ÉVEIL la semaine dernière, l’athlète de Deux-Montagnes se voit donc dans l’obligation de revoir ses objectifs.

«Je ne veux pas précipiter les choses. Je ne veux pas me mettre trop de pression. Ce qui est important, c’est de me rétablir, d’être en confiance et d’être en mesure de gagner lorsque je serais dans le portillon de départ. Je crois que je peux revenir pour Calgary [du 28 au 30 janvier pour deux compétitions] et ça me semble réaliste. Mais si je ne suis pas à 100% ou même à 80 %, ça ne servira à rien», a relaté, le jeudi 4 décembre dernier, en entrevue téléphonique avec les médias, Kingsbury, qui était de retour au Québec en vue de sa période de rétablissement.

Un couteau dans le dos

Disant ressentir «avoir comme un couteau dans le dos», le bosseur est revenu sur cette fameuse blessure subie le dimanche précédent et à la suite de laquelle il s’est fracturé les vertèbres T4 et T5.

«J’ai sauté un peu trop haut pour la longueur de l’atterrissage, je suis tombé dans la face de la bosse et ça m’a propulsé vers l’avant. J’ai tenté de protéger ma tête et mon cou en effectuant un demi «flip»; et c’est vraiment tout le dos qui a pris l’impact quatre bosses plus loin. J’ai perdu le souffle quelques minutes. Je savais qu’il y avait quelque chose car cela me faisait vraiment mal au dos. Je ne me doutais pas que c’était c’était une fracture. Je pensais que c’était seulement les muscles, mais à la clinique, les médecins et radiologistes finlandais ont confirmé que j’avais deux fractures dans le dos», de raconter celui-ci.

Chanceux dans sa malchance

Du même souffle, le skieur de 28 ans dit «avoir été malgré tout chanceux dans dans sa malchance» et que cela aurait pu être pire pour ses poumons, ses côtes son cou et même sa moelle épinière. En outre, il s’agit de «belles fractures» qui ne nécessiteront pas d’une opération. Seuls du repos et un bon plan de rééducation aideront à solidifier de nouveau les os touchés, ce sur quoi il se concentra maintenant.

La déception est toutefois bien présente puisque le skieur se disait d’attaque plus que jamais pour cette nouvelle saison, conscient qu’il doit maintenant changer ses plans.

«Je ne mets pas une croix sur mes 19e et 20e globes de cristal, même si je manque les trois premières épreuves. Il est déjà arrivé que je gagne le globe alors qu’il restait trois épreuves à faire. Mais, après Calgary, cela reste incertain pour la saison qui suivra», d’indiquer Kingsbury qui, enfin, est d’avis qu’il saura «apprendre beaucoup de cette expérience» et que cela saura l’inspirer.

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