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Maxime Renaud a déjà été plus heureux comme hockeyeur

(Photo Michel Chartrand) - Toujours ébranlé après avoir été échangé par le Titan d’Acadie-Bathurst au Drakkar de Baie-Comeau, au moins, Maxime Renaud peut se consoler en pensant que son ancienne équipe ne gagne guère plus souvent que son club actuel.

Maxime Renaud a déjà été plus heureux comme hockeyeur

Troqué au Drakkar de Baie-Comeau

Joint au téléphone en début de semaine, presque un mois après avoir été échangé du Titan d’Acadie-Bathurst au Drakkar de Baie-Comeau, tout semble indiquer que Maxime Renaud n’est pas encore remis mentalement. De nature enjouée et positive habituellement, ce n’est pas le même homme qui s’est entretenu cette fois-là avec le représentant du journal.

Même s’il savait qu’il ne s’avérait pas à l’abri d’une transaction, le défenseur eustachois ne pensait pas vraiment à cela en ce début de saison, lui qui ne cache pas qu’il se plaisait grandement à jouer avec le Titan. «Après trois ans à Bathurst, je me sentais très bien autant dans l’environnement du hockey qu’à l’extérieur de la glace. Ainsi, quand j’ai appris la transaction, j’admets que ce fut tout un choc pour moi.»

En plus de se retrouver dans une autre ville éloignée, il s’est joint à une formation qui éprouve encore plus d’ennuis que le Titan. D’ailleurs, après avoir connu la victoire à son premier match avec le Drakkar, sa nouvelle équipe traverse, au moment d’écrire ces lignes, une vilaine séquence de sept revers consécutifs. Avec plusieurs jeunes joueurs plutôt inexpérimentés, le club est en reconstruction et comme il faut s’y attendre dans un tel cas, l’intérêt est à la baisse chez les amateurs.

En plus, Renaud a dû s’acclimater à un système de jeu fort différent de celui qui prévalait avec le Titan. Selon ses dires, il commence à peine à mieux se sentir sur la surface glacée. Côté utilisation, même s’il affiche un différentiel de -8 depuis qu’il s’est joint au Drakkar, l’arrière-garde, qui joue sur ses 20 ans, dit être employé quasiment autant que lorsqu’il endossait l’uniforme du Titan. À noter qu’il est toujours en quête de son premier but cette saison (0 but et 6 passes en 20 rencontres).

Soit dit en passant, cela lui a fait très drôle récemment de retourner à Bathurst, pour croiser le fer avec ses anciens coéquipiers. Dans la défaite de son club, Maxime Renaud estime avoir offert un bon rendement malgré la gamme d’émotions qu’il a ressenties lors de ce match.

Une période de réflexion qui va s’imposer

Même s’il en est à sa dernière année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et qu’il doit évoluer cette saison en portant une orthèse à chaque genou, il ne souhaite pas abandonner le hockey de compétition d’ici les prochains mois. Ayant l’espoir d’intéresser un club professionnel en Europe, ainsi, même s’il est loin de filer le parfait bonheur actuellement à Baie-Comeau, il veut profiter de la pause de Noël pour étudier attentivement toutes les options qui s’offrent à lui.

Pourrait-il y avoir une formation plus compétitive dans le circuit qui pourrait s’intéresser à lui? Est-il prêt à laisser des dollars sur la table et se joindre à une équipe du junior AAA, tout en espérant avoir l’offre de contrat désiré de l’Europe?

Bref, c’est le genre de question auxquelles aura à répondre Maxime Renaud d’ici la fin de 2009. Chose certaine, même s’il a été bien accueilli à Baie-Comeau et qu’il s’est déniché une bonne pension, s’il avait le dernier mot, il préférerait terminer sa carrière dans la LHJMQ en arborant un autre chandail que celui du Drakkar.

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