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Marie-Ève Dicaire, photographiée lors du souper de la Classique du maire de Saint-Eustache, au Club de golf Le Champêtre. Photo André Roy

Marie-Ève Dicaire aspire au titre de championne du monde

Tout a commencé à Saint-Eustache

Championne canadienne et ceinture noire de karaté avant ses 11 ans, l’Eustachoise Marie-Ève Dicaire détient cinq titres de championne du monde dans cette discipline. C’est toutefois à la boxe qu’elle excelle depuis quelques années et elle compte bien ajouter un titre de numéro un mondial à son palmarès déjà bien garni.

En vertu de sa fiche de 13-0-0 depuis qu’elle a bifurqué vers la boxe professionnelle, en novembre 2015, après avoir livré une cinquantaine de combats chez les amateurs au cours des trois années précédentes, l’athlète aujourd’hui âgée de 32 ans n’a plus besoin de présentation, elle qui est actuellement aspirante numéro un chez les super mi-moyens (154 livres).

«Ce n’est pas confirmé encore, mais mon prochain combat devrait être un combat de championnat du monde» , indique Marie-Ève, quelques minutes seulement avant de donner un cours de karaté à ses étudiants.

Alors que le nom d’Hanna Gabriel circulait comme potentielle prochaine adversaire, voilà que cette dernière a abandonné sa ceinture pour aller combattre chez les 160 livres. Le titre de championne du monde chez les 154 livres est donc vacant. C’est celui-là que convoite Marie-Ève Dicaire. Son poids naturel de boxe est de 147 livres. Toutefois, il y a, dans cette catégorie de poids, une certaine Cecilia Braekhus (38-0-0), une Norvégienne de 36 ans, qui détient déjà quatre ceintures.

«Je veux donc, à court terme, gagner en expérience chez les 154 livres, peut-être aller chercher quelques ceintures, pour ensuite redescendre à 147 livres pour affronter la Norvégienne. Pour le moment, cela me donne un répit au niveau santé puisque je n’ai pas besoin de suivre de diète intense» .

Déjà à l’entraînement

Marie-Ève ne connaît pas la date de son prochain combat, ni son adversaire. La date du 1er décembre, à Québec, est celle qui circule. Elle performerait alors en sous-carte du combat d’Adonis Stevenson, contre l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk.

«Yvon (du Groupe Yvon Michel) travaille très fort là-dessus! Il y a actuellement de grosses négociations par rapport à cela et à savoir si ce sera ou non un combat de championnat du monde» , soutient la boxeuse qui a déjà entrepris son entraînement en vue de ce combat, et ce, même si elle ne sait pas encore qui elle affrontera. Qui que ce soit, elle sera prête!

«Je suis prête à tout, peu importe l’adversaire que j’aurai devant moi. Mon équipe me prépare en fonction de battre cette adversaire, avec les outils que je possède. J’arrive, à 32 ans, dans mes meilleures années, à l’apogée de ma carrière, exactement où je voulais être!»

Afin d’être «prête à tout» , Marie-Ève est restée active tout l’été, en gymnase. Haltérophilie, préparation physique en montagne, dans le sable ont été au nombre de ses activités estivales.

«Nous revenons maintenant à des entraînements de boxe plus conventionnels, mais assez exigeants. C’est définitivement un mode de vie. Tout entre en ligne de compte: la nutrition, le sommeil, la gestion de l’énergie, la psychologie sportive, etc.»

Redevable à Saint-Eustache

Où qu’elle aille sur la planète, Marie-Ève Dicaire n’oubliera jamais ses origines. D’ailleurs, elle l’avoue candidement, «n’eut été de la Fondation Élite de Saint-Eustache» , elle ne serait pas rendue là où elle est.

«Je suis née à Saint-Eustache. J’ai grandi à Saint-Eustache. Dès l’âge de 18 ans, j’ai été aidée par la Fondation Élite. C’est cette dernière qui m’a permis d’aller en Espagne, en Italie et en Allemagne pour participer aux championnats mondiaux de karaté et devenir championne du monde. C’est comme si on m’avait donné la tape dans le dos et qu’on m’avait dit: quand tu veux, tout est possible!»

Loin de se douter à cette époque qu’elle aurait la chance de devenir championne du monde de boxe, Marie-Ève croque, depuis, dans la vie.

«Je trippe de me lever à chaque matin et pouvoir vivre de ma passion. Je me sens privilégiée de pouvoir le faire. C’est certain que quelques fois c’est difficile, mais il n’y a pas un métier de facile sur la Terre! Je veux inspirer les gens à vivre de leur passion et à oser dans la vie!»

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