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Marianne St-Gelais raconte son rêve olympique

Marianne St Gelais Raconte Son Rêve Olympique

Marianne St-Gelais raconte son rêve olympique

En visite à l’école des Ruchers de Bois-des-Filion

Triple médaillée olympique et véritable source d’inspiration pour les jeunes, Marianne St-Gelais était de passage à l’école des Ruchers de Bois-des-Filion, mardi, pour parler du parcours qu’elle a entrepris à l’âge de 10 ans, dans son patelin de Saint-Félicien, et qui l’a menée jusqu’aux Jeux olympiques en patinage de vitesse sur courte piste.

Ses débuts, ses premiers Jeux, ses joies, ses déceptions, l’annonce de sa retraite, mais surtout «ses filles» , comme elle aime appeler les patineuses avec qui elle s’entraînait au sein de l’équipe canadienne, tout y est passé.

«Jusqu’à l’âge de 16 ans, jusqu’à ce que je termine 5e lors d’une Coupe du monde en Hongrie, je n’avais aucune ambition, je ne pensais pas du tout aux Jeux olympiques. Tout ce que je voulais, c’était de me retrouver à l’aréna avec mes filles et avoir du plaisir! C’est ce qui a fait en sorte que j’ai eu la piqûre pour ce sport: j’avais envie d’y retourner pour voir mes amies et m’amuser.»

Voilà l’essentiel du message que Marianne St-Gelais souhaite transmettre aux jeunes élèves qu’elle rencontre.

Une athlète passionnée

Leur rappelant qu’ils et elles n’étaient probablement pas nés lorsqu’elle a remporté ces deux premières médailles aux Jeux de Vancouver, en 2010, elle raconte avec passion cette première expérience olympique. Elle fait d’ailleurs tout avec passion, car pour elle, «avec la passion tu peux soulever des montagnes» .

«Mon entraîneur et moi nous étions dits, avant les Jeux de Vancouver, que de finir parmi les huit premières patineuses était réaliste, que de finir parmi les quatre premières était ambitieux et qu’un podium était un rêve. En remportant deux médailles d’argent, une aux 3000 mètres relais et une autre sur 500 mètres, j’étais donc dans le rêve! C’était inespéré» , a mentionné Marianne, qui a aussi raconté avoir connu une période sombre à compter de 2012, jusqu’aux Jeux de Sotchi.

Cette année-là, son entraîneur de l’époque, Sébastien Cros, celui-là même qui l’avait menée sur le podium en 2010, lui annonce qu’il la quitte pour aller entraîner l’équipe de la Russie. Frédéric Blackburn devient alors son entraîneur.

«Je n’ai vraiment pas bien réagi. J’ai eu de la peine. J’avais l’impression que nous formions une équipe et qu’il me laissait tomber. Quand Frédéric est arrivé, j’ai fait le bébé, j’ai boudé, je n’ai pas voulu travailler avec lui. Ce sont là de très mauvais ingrédients pour performer!»

Elle réussit tout de même à décrocher sa 3e médaille olympique, lors des Jeux de Sotchi, en 2014. Cette médaille à relais, elle la doit aux autres patineuses, a-t-elle indiqué à son auditoire, qualifiant ses dernières de «son gaz, sa raison de se lever le matin pour aller s’entraîner» .

Les Jeux de Pyeongchang

Quelques mois après les Jeux de Sotchi, en 2014, Marianne commence sa préparation pour les Jeux de Pyeongchang de février dernier, mais comme elle l’affirme elle-même, bien qu’elle ressentait encore cette passion pour son sport, elle avait perdu cette «petite étincelle» qui lui permettait de gravir des montagnes.

«Je devais la retrouver si je voulais poursuivre pour quatre ans. J’ai mis cartes sur table avec mon entraîneur. On s’est dit qu’on ne s’aimait pas, mais avons commencé à travailler ensemble. Et je suis parvenue à aller chercher un titre de championne du monde» .

À Pyeongchang toutefois, les efforts déployés n’ont pas entraîné les résultats escomptés, Marianne étant exclue du podium.

«Le dénouement est décevant, mais je ne changerais rien à la façon dont je me suis préparée. Je ne ressens pas d’amertume. J’ai beaucoup appris. Mais la pilule est encore difficile à avaler» .

Marianne St-Gelais a pris sa retraite en mars dernier, au terme des championnats du monde présentés à Montréal.

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