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Le roi de la montagne

(Photo Michel Chartrand) - Mikaël Kingsbury, une année marquée de grands exploits personnels.

Le roi de la montagne

Mikaël Kingsbury

Il récolte les médailles et les honneurs en ski acrobatique depuis qu'il a fait sa première descente, à quatre ans. Coupe du monde, Circuit NorAm, Championnat canadien... Ces sphères de compétition sont devenues son terrain de jeu. Rencontre avec un athlète épatant, Mikaël Kingsbury.

La saison de ski de Mikaël est terminée, mais les émotions fortes qu’il y a vécues sont toutes fraîches. Les médailles à son cou et les trophées dans ses bras brillent encore à travers ses yeux. L’athlète de Deux-Montagnes vient de vivre une année exceptionnelle.

Si son année de compétition est marquée par de grands exploits personnels, Mikaël tient d’abord à parler de son aventure aux Jeux olympiques. Il y a été invité comme ouvreur de pistes. Son mandat? Fournir des renseignements sur l’état de la piste aux athlètes canadiens. «Faire l’expérience des Olympiques, descendre une piste devant 12 000 personnes, vivre une telle énergie sans avoir le stress de la performance, c’était vraiment extraordinaire», raconte Mikaël. Et pour celui qui vise une médaille d’or aux prochains Jeux olympiques d’hiver à Sochi en Russie, c’était la meilleure pratique possible.

Vancouver a été un grand moment dans la saison de Mikaël, mais il ne peut passer sous silence ses succès. Vous avez d’ailleurs pu suivre ses performances dans nos pages sportives. «J’ai eu cinq médailles d’or et j’ai été couronné «Recrue de l’année» en Circuit NorAm (nord-américain).»

En plus du Circuit NorAm, Mikaël a fait sa première sortie en Coupe du Monde à l’extérieur du pays, en Suède, où il a terminé quatrième en qualification et en duel. Il aurait aimé terminer à un meilleur rang en simple – il a terminé quinzième – mais il a manqué de vitesse lors de sa descente. Et il le sait. Mikaël a cette objectivité d’analyser ses descentes pour s’améliorer lors de ses prochaines courses.

Il admet d’ailleurs que ses plus grandes forces sont sa constance et sa discipline. Il est perfectionniste et a un esprit un peu «joueur». Il avoue qu’il préfère «faire une descente où je donne tout ce que j’ai, plutôt que d’y aller de façon sécuritaire». Mikaël est un fonceur, il prend des risques et s’améliore en repoussant ses limites. Il veut toujours skier plus vite et faire des sauts encore plus spectaculaires.

D’ailleurs, Mikaël ne lésine pas sur les efforts à consacrer pour monter la marche la plus haute du podium. Son entraînement est exigeant, mais loin de lui l’idée de se plaindre. À 17 ans, ce jeune homme a une maturité exceptionnelle.

En plus de son entraînement, Mikaël poursuit ses études. Il fréquente le cégep Lionel-Groulx en sciences humaines lorsqu’il est au Québec. Sinon, il continue ses études à distance. Discipliné, vous avez dit?

Mikaël fait partie de la lignée des Dale Begg-Smith, Lance Armstrong et Michael Phelps. Des athlètes qu’il admire et qui l’inspirent à être le meilleur dans son sport. L’avenir de Mikaël est prometteur: il revient d’une compétition à Calgary avec une deuxième place en main, tout juste derrière Alexandre Bilodeau, champion olympique.

Mikaël Kingsbury. Deux mots qui vont résonner aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 alors que le vainqueur de la médaille d’or sera annoncé en ski acrobatique. Surveillez-le!

Mikaël Kingsbury en rafale

L’Éveil: Quelle est la meilleure ville pour l’après-ski?

Mikael: Zermatt, en Suisse.

L’Éveil: Si tu pouvais faire une descente, avec la personne de ton choix. Qui ce serait?

Mikael: Sergey Shupletsov, un athlète russe en ski qui a remporté la médaille d’argent aux Jeux olympiques de 1994, à Lillehammer.

L’Éveil: Où rêves-tu de skier?

Mikaël: Au Japon, sur toutes ses montagnes.

L’Éveil: Quelle est ta musique préférée?

Mikaël: Le rap et le rock. Je suis allé voir Jay-Z et ACDC dernièrement.

L’Éveil: Quel est ton met favori?

Mikaël: Les sushis. J’en mangeais tout le temps à Vancouver!

L’Éveil: Quelle est ta plus grande qualité?

Mikaël: (réflexion) Je travaille fort, je ne lâche jamais.
(Ses parents diront de lui qu’il est très humble malgré tous ses succès et qu’il est foncièrement une bonne personne).

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