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Jeux olympiques: Isabelle Taillon (entraîneure en chef en nage synchronisée) se souvient...

Les membres de l'équipe canadienne de nage synchronisée dont Isabelle Taillon était l'entraîneure chef et qui a terminé 5e aux Jeux olympiques d'Été

Jeux olympiques: Isabelle Taillon (entraîneure en chef en nage synchronisée) se souvient…

Isabelle Taillon, 41 ans. Jeux olympiques d’été de 2004 à Athènes, en Grèce (31 ans), en nage synchronisée à titre d’entraîneure en chef de l’équipe canadienne. Résultat: 5e lors de l’épreuve par équipe et 6e lors de l’épreuve par duo.

1) Quel est votre plus beau souvenir personnel de cette participation à ces JO? Et le moins bon souvenir? Et pourquoi?

Mon plus beau souvenir est la participation aux compétitions. C’est grandiose! Tous les compétiteurs de chaque pays sont préparés à atteindre leur sommet de performance. C’est le rendez-vous sportif pour lequel tant d’efforts ont été investis. La fierté dans les yeux de mes athlètes alors qu’elles ont terminé leur performance a été mon plus beau moment, comme entraîneure.

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Mon plus mauvais souvenir est lorsque j’ai quitté pour les JO. L’année précédant les JO avait occasionné plusieurs déplacements. J’habitais à Toronto et je ne voyais mon jeune garçon que la fin de semaine. En partant pour les JO, je savais que je devrais patienter trois semaines avant de le revoir. Je me souviens avoir beaucoup pleuré à l’aéroport.

2) Qu’est-ce qui vous a le plus impressionnée lors de ces JO de façon générale et de façon personnelle?

Ce qui m’a le plus impressionnée de façon générale est la cérémonie d’ouverture. Ce fut un moment mémorable et à la hauteur de mes attentes. Je me souviens avoir été fascinée par les uniformes des délégations des autres pays et par l’émotion vibrante dans le stade.

De façon un peu plus personnelle, j’ai été impressionnée de voir certaines super vedettes sportives comme Ian Thorpe, «La torpille australienne» (qui pratiquait dans la piscine juste à côté de celle où nous pratiquions), et Yao Ming «The Merciless», célèbre joueur de basketball de l’équipe chinoise mesurant 2,29 mètres (la longueur de ses tibias ne lui permettait pas de mettre ses jambes sous la table à la cafétéria du village). De plus, les différences entre les types de physionomies d’athlètes sont notables: des grands, des petits, des costauds, des délicats. Je m’amusais à deviner quel sport les athlètes que je croisais pouvaient bien pratiquer.

3) Quels conseils donneriez-vous à un athlète comme Mikaël Kingsbury (épreuve des bosses) qui en sera à une première participation aux JO? Et à des athlètes comme Alexandre Bilodeau (épreuve des bosses) et Charline Labonté (hockey féminin) qui y retournent à nouveau, et peut-être pour une dernière fois?

À Mikaël Kingsbury, je lui dirais d’aborder cette compétition comme toute autre compétition où il a connu du succès. À Alexandre Bilodeau et Charline Labonté, de rester dans le moment et de vivre chaque étape dans le présent. Ils connaissent la recette pour gagner, ils sont expérimentés, de profiter de leur vécu sportif pour garder la confiance et la concentration dans chaque phase de leur séjour aux JO.

4) Comptez-vous regarder les JO d’hiver et quelle discipline allez-vous suivre de façon plus particulière?

Assurément que je vais passer plusieurs heures devant mon écran en février! Je vais suivre plusieurs sports: patinage artistique, hockey, patinage de vitesse sur courte piste et snowboard, particulièrement l’épreuve du «boardercross».

5) Qu’est-ce que les JO vous ont apporté? Est-ce que l’on vous en parle encore aujourd’hui? Est-ce que cela a changé votre vie?

C’est surtout les années de préparation aux JO qui ont changé le cours de ma vie. Pendant 12 ans comme entraîneure, j’ai développé des athlètes, je les ai entraînées à gagner, je les ai accompagnées partout dans le monde pour participer à des compétitions, j’ai travaillé en équipe avec d’autres entraîneures et spécialistes interdisciplinaire. Ce sont ces expériences, à travers lesquelles j’ai beaucoup appris, et les liens que j’ai tissés qui m’ont le plus apporté.

Oui, les gens m’en parlent encore. Ils sont intéressés d’entendre des anecdotes. Et, oui, je peux dire que l’expérience olympique et surtout les efforts que j’ai fournis pour la vivre ont changé le cours de ma vie pendant cette période intense. J’en suis restée marquée. Je suis très fière d’avoir réussi à réaliser ce rêve. Mais avec le recul et les années qui passent, j’apprécie que la vie m’offre d’autres défis professionnels et personnels. Toutefois, ma plus grande fierté réside en ma famille: mes deux garçons, Matis et Evans, et mon mari, Frédéric.

6) Enfin, que faites-vous comme travail aujourd’hui? Où résidez-vous? Êtes-vous mariée? Avez-vous des enfants? Pratiquez-vous toujours une discipline sportive?

Je suis régisseur sportif au Service du sport et du plein air de la Ville de Saint-Eustache. J’habite Saint-Eustache dans le district des Jardins. Comme mentionné précédemment, je suis mariée et j’ai deux garçons: Matis, 10 ans, et Evans, 8 ans. Je pratique le karaté au Centre Ni Yama. 

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