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Jean-Philippe Rousseau a su faire écarquiller les yeux

(Photo Yves Déry) - S’il veut continuer de gravir les échelons au baseball, Jean-Philippe Rousseau est conscient plus que jamais des sacrifices qu’il doit s’imposer.

Jean-Philippe Rousseau a su faire écarquiller les yeux

Élu Joueur relève de l’année par Baseball Québec

Les qualités athlétiques de Jean-Philippe Rousseau comme joueur de baseball n’ont jamais été mises en doute. Par contre, chez les entraîneurs qui l’ont côtoyé dans les rangs AA avec les Red Sox des Laurentides, on se questionnait à savoir si sa trop grande impulsivité et son air de supériorité, en d’autres moments, ne viendraient pas le hanter éventuellement.

Le principal intéressé reconnaît que, dans le passé, il n’a pas toujours été l’athlète le plus facile à diriger. Conscient de sa mauvaise réputation, il a procédé à un examen de conscience et est allé chercher l’aide nécessaire. Il a maintenant acquis un degré de maturité étonnant pour un jeune homme de 16 ans.

Quelle saison 2010!

En accédant à un niveau supérieur, Rousseau a vite réalisé qu’il n’y avait pas juste le talent qui devait prédominer, mais aussi les efforts que l’on consacrait à l’entraînement et l’éthique de travail.

Ainsi, en 2010, à sa deuxième saison avec les Associés de Laval, l’ancien Eustachois qui réside maintenant à Blainville s’est surpassé. À ce point que même s’il a joué à peine la moitié des rencontres après avoir été invité à se joindre au club des Ailes du Québec (qui aligne les meilleurs joueurs de 17 ans et moins de la province), il a tout de même terminé au premier rang des producteurs de point au niveau du circuit midget AAA. Par la suite, avec les Ailes, il a brillé au Championnat canadien, et ce, malgré la décevante prestation de son équipe. Son excellente tenue lui a d’ailleurs permis de recevoir une invitation pour la première phase du camp de sélection de l’équipe nationale junior.

Ainsi donc, en octobre dernier, sur le site d’entraînement des Braves d’Atlanta à Orlando, il a fait partie du contingent des joueurs canadiens qui ont affronté des espoirs qui sont déjà la propriété de formations du baseball majeur. Malgré une opposition de grande qualité et du fait qu’il s’avérait l’un des plus jeunes joueurs sur place, Jean-Philippe Rousseau a bien tenu son bout.

«Utilisé au premier et au troisième but, autant au bâton qu’en défensive, je ne pense pas avoir eu l’air fou. Cependant, j’ai développé une mauvaise manie au bâton qui me rend vulnérable contre les rapides à l’intérieur et il me faudra la corriger le plus rapidement possible. Heureusement, l’entraînement intensif d’en ce moment est le meilleur temps pour procéder à des ajustements.»

Avec ses performances en Floride, il s’attend sous peu à être invité pour la prochaine étape de sélection du programme national, prévu à la fin février, de nouveau en sol floridien.

Bref, avec de tels faits d’armes à son crédit en 2010, il n’a pas volé son honneur comme joueur de relève de l’année au récent gala de Baseball Québec. Fort de ces mérites, le joueur de 5 pi 11 po et 200 livres, qui s’entraîne actuellement au sein de l’Académie de baseball du Canada (ABC), est définitivement voué à un bel avenir.

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