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Grosse victoire des Bisons à Québec

(Photo Yves Déry) - Jean-François Ricard, l’homme des grandes occasions.

Grosse victoire des Bisons à Québec

La lueur vacille, mais résiste

On n’a pas fini de les penser morts et enterrés que les Bisons trouvent une façon de redresser la tête et de se redonner espoir de participer à ces fameuses séries de fin de saison.

Ainsi, mardi dernier, la troupe de Sylvain Pruneau a plié l’échine devant les Ducs de Longueuil, une équipe qui peine autant et un peu plus qu’elle, à trouver le chemin de la victoire. Surprise! Le lendemain, les Bisons trouvaient le moyen d’aller battre à Québec des Diamants pourtant bien installés au troisième rang de la LBEQ. À y perdre son latin!

Mardi donc, à Saint-Eustache, le lanceur Pier-Luc Champagne a proprement ficelé les frappeurs des Bisons alors qu’il a lancé sept manches au cours desquelles il n’a permis que trois coups sûrs, quatre buts sur balles et un point mérité tout en retirant dix frappeurs au bâton. Seul un but sur balles avec les coussins tous occupés, accordé à Alexandre Pratt a permis à l’équipe locale de croiser le marbre. Pendant ce temps, Carl Laliberté accordait trois points aux Ducs en quatrième manche, suffisants pour soutirer une victoire de 3-1 à des Eustachois qui se heurtaient pour une dernière fois à ces coriaces Ducs.
«On y croit encore!»
À Québec, le lendemain, et pour une rare fois cette saison, les Bisons sont parvenus à effacer un déficit de 0-3 et ainsi remporter leur treizième victoire de la saison. Bien qu’il ait accordé trois points mérités aux Diamants, le lanceur partant, Samuel Ouellet, avait, jusqu’à la quatrième manche, passablement bien tiré son épingle du jeu. «Il était entendu qu’à son premier départ en un mois et demi, sa présence serait limitée à une soixantaine de lancers, d’autant plus qu’il s’en va aux Jeux du Canada la semaine prochaine», précisait Sylvain Pruneau pour justifier le retrait de son artilleur. C’est donc avec un retard de trois points que les Bisons se sont présentés au marbre en quatrième reprise et c’est sans retenue qu’ils ont profité de la générosité des lanceurs québécois pour marquer cinq fois et prendre la commande du match. Deux coups sûrs, quatre buts sur balles et un mauvais lancer ont pavé la voie à ces cinq points. Jean-François Ricard a ensuite fait son apparition sur la butte et c’est avec toute la maîtrise qu’on lui connaît qu’il a dirigé le reste de ce match. L’as artilleur des Bisons n’a effectivement eu besoin que de 47 lancers en quatre manches pour disposer de douze frappeurs des Diamants. Aucun coup sûr, un seul but sur balles et cinq Diamants dans la mitaine, voilà le bilan qui lui valait de remporter sa cinquième victoire en saison et permettre aux siens de se sauver avec un gain de 5-3.

On y revient chaque semaine et je vous ferai grâce cette fois des éternelles paroles de Yogi Berra, mais il reste que les Bisons sont toujours en vie pour ce qui est d’une place en séries de fin de saison. «Nous avons joué du bon baseball dernièrement, particulièrement en défensive. Nous avons disputé un très bon match à Québec et les buts sur balles qui nous ont conduits à la victoire sont le fruit de la patience de nos frappeurs. Il nous reste cinq matchs contre Saguenay et si nous les battons quatre fois, nous serons des séries. On y croit encore!», a conclu Sylvain Pruneau. Trois matchs à Saguenay ce weekend et la rencontre de mercredi à Montréal devraient trancher le débat une fois pour toutes.

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