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Zéro en quinze

Zéro en quinze, deux en quatre

Je vous avais dit que c’était fini pour moi les matchs de la LNH à la télé. J’ai tenu parole, du moins jusqu’à vendredi dernier alors que je me trouvais chez ma nièce qui, pour faire plaisir à son papa, a syntonisé RDS où était présenté le match Bruins-Penguins. J’aurais pu me mettre la tête dans le bol de toilette ou demander qu’on change le poste. Comme je suis plutôt sociable et, lorsque je suis ailleurs, pas du genre à exiger quoi que ce soit, je me suis donc accommodé et contenté de regarder distraitement en faisant la conversation aux dames. Mais, si je m’en tiens à ma promesse, je ne me prive cependant pas de suivre les nouvelles sportives ou de lire les comptes rendus sur mon iPad. Ce que j’y vois me conforte vraiment dans mon opinion que le hockey de la LNH, c’est de la bouillie pour les chats.

Zéro en quinze; le zéro, pour le nombre de buts marqués par les Penguins en avantage numérique fait bien sûr sursauter, compte tenu du talent offensif de ces champions de la conférence de l’Est. On se serait attendu à mieux des Crosby, Malkin, Kunitz et Letang, mais il semble bien qu’une muraille nommée Tuukka Rask se soit dressée devant ce groupe de tireurs d’élite. Ce qu’il y a toutefois de plus pathétique dans ce zéro en quinze, c’est le quinze. Quinze avantages numériques en quatre matchs, douze périodes de jeu? Voyons donc, ce n’est pas sérieux! Marchand, Lucic, Campbell, Horton, Chara et compagnie, une pénalité et un peu plus par période! Si le ridicule tuait, la LNH et tous ses officiels seraient morts et enterrés depuis longtemps. Ce sont les séries et le sifflet est remisé bien loin dans la poche arrière.

Deux en quatre; deux buts des Penguins en quatre matchs. Encore une fois, il y a le silence inexplicable et inexpliqué des francs-tireurs de la ville de l’acier face à la vigilance du cerbère bostonnais, mais plus encore, il y a eu l’intimidation. Cette intimidation systémique mise en place par Claude Julien et exécutée à la perfection par les matamores de la capitale du Massachusetts. Si vous pensez que j’exagère, lisez ce que Maxime Talbot, qui s’y connait plutôt bien en intimidation, a écrit dans son billet hebdomadaire dans La Presse + de dimanche dernier, intitulé Les Bruins; six clés. Je le cite à propos de Marchand et Lucic: «Quand je pense aux Bruins, je pense tout de suite à ces deux pestes, et à quel point ils seront dans la face de l’adversaire après chaque coup de sifflet.» Si on me l’avait permis, j’aurais mis en caractère gras et souligné «après chaque coup de sifflet». Est-ce que je me trompe ou si tout coup porté après le sifflet, signifiant l’arrêt du jeu, ne devrait pas être pénalisé? Probablement dans tout ce qu’il y a de sport qui se pratique sur la planète, sauf au hockey de la LNH et à la lutte WWF.

De toute l’histoire de la Coupe Stanley, la seule équipe de vrais «goons» à y avoir bu aura, à ma connaissance, été celle des Broadstreet Bullies de Philadelphie en 1974. Dieu merci, les dynasties des Canadiens des années 1956 à 1960, puis de 1976 à 1980 avec les Richard et Lafleur, les Islanders de Mike Bossy et Bryan Trottier de 1980 à 1983, suivis des Oilers de Gretzky et Messier, cinq fois en sept ans dans les années de 1984 à 1990, avaient toutes en commun robustesse et immense talent. Notez que j’ai bien écrit «robustesse», pas «rudesse». Pour le bien du hockey, je souhaite ardemment et simplement que les Blackhawks de Chicago rivent le clou de ce gang de rue de Boston et que le talent revienne à la mode dans la LNH.

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