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Une affaire de résilience

Une affaire de résilience

Il y a un mot qui me revient constamment à l’esprit lorsque je pense aux séries éliminatoires du Canadien de Montréal: résilience. Au moment d’écrire ces lignes, le Canadien tirait de l’arrière 3‑1 dans sa série face aux Rangers de New York, après avoir perdu le quatrième match en prolongation à la suite du but de Martin Saint-Louis contre Dustin Tokarski, celui-là même qui a frustré à de nombreuses reprises le petit attaquant acquis du Lightning de Tampa Bay.

Il est vrai que le Canadien de Montréal l’a eu facile contre l’ancienne équipe de Martin Saint-Louis en première ronde des présentes éliminatoires, remportant sa série en quatre petites parties. Disons-le franchement: le Canadien n’aurait pas obtenu autant de succès contre Steven Stamkos et sa bande s’il avait dû affronter le gardien numéro un et joueur étoile Ben Bishop. Mais comme on dit: les blessures font partie de la game, d’un bord comme de l’autre. N’empêche, peu d’observateurs et d’experts avaient prédit une telle performance de la part de la Sainte Flanelle durant la saison régulière, qui a réussi à terminer parmi les premières équipes dans l’est.

On ne donnait pas beaucoup de chance au Canadien face aux gros et puissants joueurs des Bruins de Boston. Déjà que l’équipe de Claude Julien avait terminé dans le haut du classement, elle semblait amorcer la «deuxième» saison avec une longueur d’avance sur bien d’autres équipes, tellement les règles du jeu et l’arbitrage fondent à vue d’œil au rythme de la neige dès que le printemps se pointe le bout du nez. Mais non! Encore une fois, les joueurs du Canadien ont su faire preuve de résilience, réussissant à battre les Big Bad Bruins à l’arraché.

Par la suite, le Bleu-Blanc-Rouge a bien mal amorcé la finale de l’Association de l’Est, encaissant une cuisante défaite de 7‑2 contre la troupe d’Alain Vigneault dans le premier match de la série.

Élément encore plus dramatique: le club montréalais avait en plus perdu les services de Carey Price, le 17 mai, lorsque l’attaquant new‑yorkais Chris Kreider était entré en collision avec lui, une collision douteuse que plusieurs avaient qualifiée «d’accident intentionnel». La perte de son meilleur joueur a fait dire à bien des observateurs que les jours du CH en séries de fin de saison étaient comptés.

Si les chances du Canadien d’accéder à la finale de la Coupe Stanley semblent minces à bien des égards, on doit tout de même souligner la performance exceptionnelle d’un certain Dustin Tokarski. Inconnu de tous jusqu’à ce que Michel Therrien fasse écarquiller les yeux de bien des amateurs en le préférant à Peter Budaj pour prendre la relève de Price contre ces mêmes Rangers. Arrivé en séries de la LNH pratiquement à froid, Tokarski a tout simplement fait de petits miracles devant des coéquipiers qui, disons-le franchement, ont été pris de court sur le plan défensif à plusieurs reprises depuis le début de la présente série.

Encore une fois, donc, le Canadien a été en mesure de faire face à la musique, et même s’il s’est avoué vaincu à deux reprises depuis que le filet a été confié à Tokarski, on ne pourra pas accuser le CH d’avoir baissé les bras sur le plan collectif, même si certains joueurs auraient avantage à se regarder dans le miroir, côté production.

 

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