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Un Québécois sur la PGA

Un Québécois sur la PGA

Après les années fastes de Mike Weir comme meilleur golfeur canadien et les performances dignes de mention d’un joueur comme Steven Ames, on peut sans aucun doute affirmer que le meilleur espoir national est présentement le droitier Graham DeLaet. Originaire de la Saskatchewan, DeLaet ne cesse de défrayer la chronique. Obtenant trois top 10 et cinq top 25 en 2012, DeLaet s’est signalé cette année avec pas moins de sept top 10, dont une deuxième position et deux troisièmes places, ce qui lui permettait, aux dernières nouvelles, d’occuper le 34e rang mondial et d’être classé 34e à la Coupe FedEx. Les résultats du golfeur canadien ont fait en sorte de mettre en lumière la présence d’un Québécois sur le circuit PGA Tour, à savoir le caddie de DeLaet, Julien Trudeau. Certains se souviendront que Trudeau est venu bien près de remporter The Big Break Ireland,une émission de téléréalité portant sur le golf qui est passée au réseau de télévision Golf Channel, en 2011. Comme tout show de téléréalité qui se «respecte», The Big Break Ireland procédait par élimination de candidats à chaque épisode. Trudeau s’était rendu jusqu’au dixième épisode, soit la finale, où était à l’enjeu une bourse de 50 000 $ de même que des exemptions de jeu sur le circuit européen et la possibilité de participer au Irish Open, entre autres. Il s’est malheureusement incliné en prolongation contre l’Irlandais Mark Murphy.

Expatrié tout jeune en Arizona, Trudeau a découvert le golf et s’est nourri de cette passion qui lui a permis d’atteindre un niveau compétitif digne de mention. La dure réalité, et il n’est pas le premier à souligner la chose, c’est très certainement le fait que les efforts et les sacrifices à faire pour atteindre l’élite du golf nord-américain ne se comptent pas seulement qu’en nombre de balles frappées au terrain d’exercice ou en gouttes de sueur laissées au gymnase, mais aussi en espèces trébuchantes et sonnantes, dont il faut disposer pour seulement tenter de poursuivre son objectif. Des investissements qui se chiffrent en plusieurs dizaines de milliers de dollars annuellement, sans aucune garantie de résultat.

Ce qui m’amène aussi à parler du Championnat de Montréal, qui s’est déroulé la fin de semaine dernière sur le parcours Rouville du Club de golf La Vallée du Richelieu. Cet événement vient nous démontrer comment les golfeurs réguliers de la PGA sont de véritables machines de golf, même à un âge avancé, et à quel point il faut performer pour atteindre leur niveau, sans même espérer être au sommet. Les résultats obtenus par le seul Québécois en lice, Marc Girouard, professionnel du club Le Diamant, ne sont certainement pas à la hauteur de son talent, lui qui a remis des cartes de 78 et 81 lors des deux premières rondes pour finalement terminer la dernière journée avec un 74, sur un parcours à normale 72. Ces résultats nous démontrent cependant qu’au bout du compte, les scores sur la carte de pointage sont le seul barème dans un sport de compétition comme le golf. Peu importe le talent du joueur, peu importent ses ambitions, ses aptitudes ou son potentiel, les résultats font foi de tout.

Souhaitons que la participation de Girouard à un événement comme le Championnat de Montréal inspire les jeunes talents québécois à persévérer, autant chez les hommes que chez les femmes.

 

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