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«Un p’tit club de

«Un p’tit club de ,500

En décembre dernier, alors que je m’apprêtais à revenir d’un dix jours de golf en Floride, j’avais devant moi un féroce partisan des également féroces Bruins. Il n’avait de cesse de me répéter ô combien l’objet de sa béate admiration représentait la meilleure équipe de la LNH et que, à l’opposé, le CH n’était somme toute qu’un bien «p’tit club de ,500» qui se démènerait jusqu’au dernier jour du calendrier pour se tailler une place dans les séries de fin de saison. Aujourd’hui, de retour d’une semaine de golf, toujours en Floride, je dois admettre que ce fan des oursons bostonnais avait à un tiers raison.

Les Bruins de Boston constituent en effet une redoutable machine de hockey. En partant de Tuukka Rask dans le filet, protégé par les imposants défenseurs que sont les Chara, Boychuck, Krug, Miller, McQuaid, Potter et Hamilton, il n’y a pas de doute que les Bergeron, Lucic, Thornton, Marchand, Iginla et Krejci peuvent remplir le filet tout en intimidant l’adversaire. Ce n’est pas pour rien qu’ils se sont assurés du championnat de leur association une semaine avant la fin des hostilités et qu’ils pourraient devenir les champions du classement général de la LNH. Mais il reste que mon interlocuteur de décembre s’est joyeusement fourvoyé en qualifiant mon CH de «p’tit club de ,500»!

En ce lendemain d’élections, le Tricolore montréalais joue actuellement pour ,613. Selon le pire scénario (trois défaites à ses trois derniers matchs), il terminerait la saison à ,591 et au mieux (trois victoires), il conclurait avec un pourcentage de ,635. Assez loin du ,500 prédit par mon Nostradamus en herbe! De plus, il convient de préciser que le CH s’est aussi assuré une place au banquet de fin de saison près de deux semaines avant la conclusion du calendrier régulier. Tiens encore, Nostradamus! Mais pour convaincre les sceptiques, le Canadien devra franchir au moins la première ronde et mieux, connaissant l’appétit des partisans locaux. Ont‑ils ce qu’il faut?

Parmi les gardiens réguliers de la LNH, Carey Price vient au 3e rang pour la moyenne d’efficacité et il constitue une des forces de son équipe. Il est évident que le gabarit des défenseurs représente un moins pour le Bleu Blanc Rouge. Avec un poids moyen de 85 kilos, sa défensive concède 11 kilos (24 livres) à celle des Bruins, par exemple. Du côté des attaquants cependant, et malgré les apparences, les Montréalais font le poids avec les Bostonnais avec une moyenne identique de 91 kilos. Troisième de sa division, le Canadien a inscrit 39 buts de moins que les champions et concédé 32 buts de plus. Mais que signifieront toutes ces statistiques lorsque débuteront les séries? Voici quelques chiffres pour faire réfléchir ceux qui voient déjà le CH dans les boules à mites. 1971: Boston avec les Esposito, Orr et Bucyk termine 24 points devant le CH. Ce dernier les élimine dès la première ronde et gagne la coupe Stanley. En 1986, le Tricolore termine cinq points derrière les Nordiques, les élimine et gagne la coupe Stanley. Et en 1993, Montréal se classe à sept points des Bruins et remporte sa dernière coupe Stanley. Je vous défie de comparer les alignements de ces deux équipes victorieuses de la coupe Stanley et de me dire qu’ils sont supérieurs à celui de la présente édition.

Si Price performe à la hauteur de son talent, si le premier trio maintient son cap actuel, si Eller, Brière et Bourque sortent de leur torpeur, si Plekanec et Gionta affichent leur tenue de saison et si la défensive limite les erreurs, tous les espoirs sont permis. Beaucoup de si, mais pas de promesse… on en a assez entendu dernièrement!

 

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