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«Si tu vas à Rio…»

«Si tu vas à Rio…»

Ça y est! Les Jeux de Londres ne sont pas sitôt terminés que j'ai déjà trouvé la chanson thème des prochains JO. Les deux premières lignes de ce succès de 1958 conviennent d'ailleurs parfaitement. «Si tu vas à Rio» (site des Jeux de 2016), «n'oublie pas de monter là-haut» (l'or, la plus haute marche du podium). Je soupçonne que ma suggestion ne sera toutefois pas retenue, mais si jamais elle l'était, souvenez-vous que vous l'avez d'abord lue dans votre Concorde.

Bon! London 2012 s’est éteint, dimanche dernier, et je parie qu’il est déjà pour plusieurs un lointain souvenir. Si je vous demande le nombre de médailles et le rang du Canada, ça devrait aller. Et si je vous demande de me nommer les médaillés canadiens? Le prénom de la seule médaillée d’or? Vous avez bien raison. Pourquoi se casser le ciboulot quand votre iPhone, iPad ou ordi peut vous donner l’information d’un seul clic. Mais si je vous demandais qui a compté le but qui a valu au Canada la médaille d’or en hockey aux Jeux de Vancouver, vous n’hésiterez même pas à nommer Sidney Crosby. Tout ça pour vous dire que les Olympiques d’été, on les suit parce qu’il n’y a rien d’autre à la télé, mais dans le fond, on s’en balance un peu. Sauf si évidemment vous y aviez un parent ou voisin.

Un ami me demandait ce que je pensais de la présence aux Jeux de certains sports comme le tennis ou le basketball par exemple. Je lui ai dit et je vais vous le dire aussi. En autant que je suis concerné, le soccer a son Mundial et le tennis a son Grand Slam. Quant au basketball, les JO ne font que servir de vitrine à la NBA. Aucun pays ne peut rivaliser avec les équipes américaines autant masculines que féminines. Les vedettes des autres équipes, chinoises, croates ou canadiennes, évoluent également pour la plupart dans la NBA. Aussi mordu que je puisse l’être, le golf, qui effectuera un retour aux JO de Rio, ne devrait pas non plus faire partie des disciplines olympiques. Les rendez-vous importants du golf sont les Masters, U.S. et British Opens et PGA. Quant au BMX ou au volleyball de plage, bien euh…! Mais pourquoi ces sports se retrouvent-ils au programme des Jeux? L’argent, l’argent, encore l’argent et le spectacle. L’argent dont a besoin le CIO pour continuer d’organiser des Jeux qui de quatre ans en quatre ans se surpassent en faste. L’argent que les réseaux de télévision, principalement américains, ne verseraient sûrement pas si leurs athlètes de pointe (basket, tennis, golf et autres) n’étaient pas mis en évidence. Si les JO se concentraient sur l’athlétisme, la natation et autres sports dits amateurs, ils n’auraient sans doute pas la même couverture médiatique. Qui a regardé un excitant combat entre lutteurs iraniens et lituaniens?

Le Canada avait pour objectif le 12e rang au nombre des médailles avec une vingtaine de rubans autour du cou. Il en a récolté dix-huit, pour un 13e ou 36e rang, selon la méthode de calcul. Rien pour pavoiser, mais rien non plus pour se terrer de honte. Environ 13 000 participants, 205 pays et près de 400 épreuves réparties sur 33 sports, voilà ce que sont les Jeux olympiques. Au-delà d’opinions comme la mienne, au-delà des critiques justifiées ou non, au-delà des louanges exagérées et du flafla patriotique, restent le courage et la détermination des athlètes. Quand bien même ça ne serait que pour eux, les Jeux olympiques ont et continueront d’avoir leur raison d’être. Quant à moi, j’ai déjà hâte de revoir à Rio la charmante et séduisante haltérophile Zhou Lulu (ça se prononce Chou Loulou).

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