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Quelques centimètres…

Quelques centimètres…

Bon! Finis les Jeux de Sotchi, Enfin Sotchi et Bons baisers de Sotchi! Retour, certains diront enfin!, de 30 vies, L’auberge du chien noir et Unité 9. Malgré une quinzaine à combler l’amateur de sport que je suis, je dois avouer que justement le comble approchait dangereusement. Mission accomplie pour les télédiffuseurs bien que l’excellent Bons baisers aurait gagné en excellence eût‑il été d’une seule heure. Mission accomplie, mais à quel coût, pour la Russie hôte et pour tous les athlètes qui, dès les prochains jours, retrouveront l’anonymat jusqu’à Pyeongchang 2018. Le Canada a terminé au 3e ou 4e rang selon votre méthode préférée de calcul, un bel accomplissement malgré les rêves de grandeur de Marcel Aubut, ce fervent admirateur de Vladimir.

Si ces 17 jours nous auront permis de redécouvrir tout ce qu’une médaille implique en talent, travail et discipline, elle nous aura aussi démontré comment la ligne est fine entre le triomphe et la tragédie. Le plus bel exemple en est peut-être l’or au hockey féminin. Loin de moi l’idée de discréditer la belle ténacité canadienne, mais cette équipe est venue à quelques centimètres près de se contenter (?) de l’argent olympique. Dominées 2‑0 durant les 56 premières minutes de jeu par leurs détestées rivales américaines, le but de Brianne Jenner sur un lancer égaré et dévié sur la jambe d’une défenseuse (eh oui…) américaine relance les espoirs des nôtres. Quelques secondes plus tard, une Américaine profite d’une bourde de la juge de ligne pour diriger un lancer vers la cage déserte. La rondelle ne glisse pas, elle roule jusqu’au but avant de tanguer vers l’extérieur et s’arrête sur le poteau. Quelques centimètres plus à droite, la rondelle touchait l’intérieur du poteau et se retrouvait dans le filet pour faire 3‑1 en faveur des États‑Unis. On connaît la suite; deux buts de Marie-Philip Poulin et c’était l’or pour le Canada dirigé par le désormais génial Kevin Dineen.

Dans la déconfiture de notre équipe de patinage de vitesse courte et longue piste, on a également pu constater, au ralenti, la différence que pouvaient faire quelques centimètres lorsque le patin touche la glace dans une courbe. François et Charles Hamelin ainsi que la pétillante Marianne Saint-Gelais ont été victimes de coûteuses chutes alors qu’individuellement ou en équipe, ils se trouvaient en avantageuse position pour décrocher une médaille olympique. Quelques centimètres trop bas dans un virage durant un dépassement et la manœuvre géniale, eût‑elle réussi, est prestement qualifiée d’inutilement téméraire et se transforme en désastre national. Le sport est un jeu et au jeu, on prend des risques. L’entraîneur qui retire son gardien de but avec deux minutes à jouer, peut passer de héros à zéro, selon le résultat. Alexandre Bilodeau l’a clairement énoncé avant de décrocher sa médaille d’or: «J’y allais pour la première ou la sixième place.» Si la pression qu’il s’était mise l’avait fait trébucher et terminer sixième ou pire? J’entends déjà les commentaires…

Et pour clore les Jeux, nos pros canadiens arrachent l’or aux Suédois. Je dois vous dire que j’ai trouvé passablement méprisant envers le hockey européen qu’on ait qualifié le match Canada‑USA de «finale avant la finale». J’ai bien aimé la dégelée que la Finlande a infligée à nos cousins du Sud par le pointage de 5‑0. Maintenant, mes amis, dès ce soir, nous allons retrouver l’excitant hockey à la Gary Bettman. De loin plus médiocre, mais on sera là quand même, ne serait‑ce que pour voir l’ovation réservée à Carey Price.

 

 

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