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Quel été!

Quel été!

Déjà? Ça fait six semaines que je n’ai pas mis mon grain de sel sur les hauts et les bas de la scène sportive? Il s’en est passé des événements depuis la mi-juin, à commencer par le prestigieux Wimbledon. Le Québec tout entier y a vibré pour la jolie et talentueuse Eugénie Bouchard, «Genie» pour les intimes, comme semble l’être l’imbuvable Hélène Pelletier. Son parcours de 2014 a débuté sous l’accablante chaleur australe en janvier dernier où elle a atteint la demi-finale d’un grand chelem pour la première fois et s’est ainsi retrouvée à la tête de la Genie’s Army, venue à Montréal pour la Coupe Rogers. Elle a fait les frais d’une autre demi-finale à Roland-Garos avant de devenir à Wimbledon la première Canadienne, et ipso facto Québécoise, à jouer en finale d’un des quatre tournois majeurs de l’ATP. Quelle importance, la rincée que lui a infligée Kvitova? Elle en aura appris qu’il faut d’abord manger son pain noir avant de se retrouver au panthéon de son sport. Tous les champions sont passés par là. Beaucoup d’espoirs reposent cette semaine sur sa performance à Jarry (je l’appelle encore ainsi, déformation de mes années Expos), mais il ne faudrait pas être déçu si elle ne ravissait pas la Coupe Rogers. On va l’aimer quand même.

Quoi d’autre en juin et juillet? Je ne m’étendrai pas sur la course des bateaux dragons où l’équipe du Groupe JCL a terminé au 10e rang de 13 embarcations, un effort tout de même épique. Je trouve ça personnellement ennuyant, mais la Coupe du Monde au Brésil a capté l’attention mondiale et celle sans doute de tous les bobos du Plateau. Je blague. Il y a aussi de vrais amateurs qui se sont désolés du désastre de l’équipe hôte et réjouis de la victoire de la spartiate équipe allemande. Le Tour de France? Apparemment devenu plus propre, selon Louis Garneau, parce que l’Italien Nibali aurait monté l’épreuve des Pyrénées «d’une à deux minutes moins vite qu’Ullrich et Armstrong à l’époque.» Drogués ou pas, ces coureurs restent de formidables athlètes, comme dirait mon coiffeur. Il y a aussi eu la victoire de Rory McIlroy, à l’Open britannique, et celle de la tenniswoman Caroline Wozniacki, à Istanbul, le même week-end, la preuve que l’amour nuit parfois au travail. Les Zalouettes et l’Impact ne vont pas bien, mais ça passe sous le radar parce que, preuve que l’été tire à sa fin, le contrat de 72 M$ sur huit ans, accordé à P.K., retient maintenant toute l’attention. Bergevin, un visionnaire ou mou qui a cédé au chantage d’une vedette, réelle ou en devenir? P.K., un vrai CH tatoué ou un mercenaire qui dormira sur ses lauriers après être passé au guichet? Plein les oreilles avec les lignes ouvertes, Antichambre et tutti frutti!

Finalement, mon coup de cœur estival va à Gilles Gosselin. La première fois que je l’ai rencontré, il se préparait pour le Marathon de Boston de 2008. Il en a fait du chemin depuis, couru des marathons, puis fait des demi-IronMan, des IronMan, pour finir avec des doubles et un triple IronMan à la mi-juillet. Plusieurs sportifs s’émerveillent devant l’exploit et avec raison. La cause pour laquelle il s’est imposé cet éprouvant défi, on la connaît et je n’y reviendrai pas. Je veux simplement saluer cet athlète qui comme plusieurs autres, les St-Onge, Poisson, Proteau, Laurin, Wood, Lemyre, Champagne et j’en passe, se dépensent pour leur propre bien-être bien sûr, mais par la bande, en inspirent plusieurs à améliorer leurs conditions de vie par le sport. On est bien loin des vides et inutiles discussions sur un contrat multimillionnaire octroyé à un déjà millionnaire.  

 

 

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