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Pis, vos Olympiques?

Pis, vos Olympiques?

Quel formidable été nous avons! Quoi? Il fait chaud? S'cusez, mais n’est-ce pas un peu ça, l'été? D’ici peu, n’allez-vous pas dépenser une petite fortune pour retrouver cette même chaleur en Floride, au Mexique ou dans les îles? Un bel été donc, mais finalement trop beau pour ne pas faire souffrir les cotes d'écoute des Jeux olympiques. Je ne peux en effet me résoudre à m'encabaner devant mon téléviseur et je profite donc des pauses repas et des résumés de fin de journée pour suivre London 2012.

À 8 heures en ce dimanche matin, j’en suis au marathon féminin. Où est le Canada au niveau des médailles? Aux dernières nouvelles, au 11e rang au total des médailles avec dix, dont une en or. Remarquez que ça augure plutôt bien vu l’objectif du COC de se tailler une place parmi les douze premiers. Comme c’est souvent le cas, les médailles sont venues d’où on les attendait peu et les spécialistes de se confondre en savantes analyses pour expliquer les ratés des favoris. Comme toujours, de mauvais perdants ont évoqué le possible dopage des vainqueurs. Je parle ici de l’Américain John Leonard qui, en bon Yankee rarement subtil, a laissé entendre que la Chinoise Ye Shiwen pouvait difficilement avoir gagné l’or au 400 mètres quatre nages sans être dopée. Quelle outrecuidance de la part d’une nation qui consacre sans doute une bonne partie des 170 millions de son budget olympique à développer des produits masquants! Je radote, mais j’ai encore en travers de la gorge l’épisode de Séoul où le Canadien Ben Johnson avait été dépouillé de sa médaille au profit de l’Américain Carl Lewis. Carl Lewis pas dopé, j’en ris encore.

Dopés ou non, le débat continuera tant et aussi longtemps que des records tomberont. Et comme plusieurs, je commence à penser qu’on devrait cesser l’hypocrisie et permettre le dopage. Parce que dopés ou non, les performances de ces athlètes ne sont rien de moins qu’admirables et spectaculaires. Et le dopage n’enlève rien aux efforts déployés par ces passionnés pour atteindre l’excellence mondiale. Dopés ou non, «l’euphorie de la victoire, l’agonie de la défaite» viendront toujours nous chercher. Sans tomber dans le patriotisme à outrance, il était difficile de ne pas partager «l’euphorie» de Rosannagh MacLennan au trampoline et «l’agonie» des triathlètes Kathy Tremblay et Paula Findlay. Oui, l’idéal serait que tous carburent à l’eau claire, mais ça n’arrivera pas. Des inégalités, il y en aura toujours. Il y aura toujours un géant de 6,9 pieds qui affrontera un «nain» de 6 pieds ou une Serena Williams qui affrontera une Kim Clijsters. Et l’argent? Les 170 millions du Comité olympique américain contre les 400 000 $ du même comité haïtien, kenyan ou éthiopien.

Un mot sur la couverture télévisuelle. RDS et V ont abattu du bon boulot, mais la meilleure nouvelle de ces Jeux télédiffusés est pour moi celle du retour de la SRC à Sotchi et Rio. La SRC n’aura aucune difficulté à remplacer les Chartrand et Barré à la boxe ou ce documentaire sur Usain Bolt présenté dix fois plutôt qu’une. La SRC récupérera sans doute les meilleurs, dont Pierre Houde, Alain Crête, Denis Casavant et quelques autres pour seconder le vénérable Richard Garneau. Si Dieu le veut, ce pilier de l’olympisme sera toujours en poste à 84 ans à Sotchi et 86 ans à Rio. En attendant, souhaitons une bonne fin de Jeux à nos athlètes et la réalisation de l’objectif d’être parmi les douze premiers.

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