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Pas d’accord!

Pas d’accord!

Ah! Le temps des fêtes, ce temps béni de réjouissance et de bonne chère, mais aussi celui des rétrospectives et des attributions des personnages par excellence de l’année qui vient de s’écouler. Le monde du sport n’y fait bien sûr pas exception et permettez mon désaccord envers les choix de la Presse Canadienne de Joannie Rochette et Sydney Crosby aux titres respectifs d’athlètes féminin et masculin de 2010.

Comme tout le monde, j’aime bien Joannie et le courage qu’elle a démontré dans le grand malheur qui l’a frappée à Vancouver, mais pourquoi Sports Québec lui a-t-il préféré Jennifer Heil? Parce que si on parle d’athlète par excellence, c’est la performance qui compte, pas le courage, l’effort ou le niveau de popularité. Idem pour Crosby. L’athlète par excellence pour avoir marqué LE but de la médaille d’or? Et Jasey-Jay Anderson et Alexandre Bilodeau qui ont remporté l’or à eux seuls? Ce sont des faits qui devraient guider le choix des athlètes par excellence, pas un sentimental concours de popularité.

Parlant de concours de popularité, comment en sommes-nous venus à ce que spectateurs et téléspectateurs choisissent les trois étoiles des matchs du CH? Pour ne parler que d’une seule de ces sélections, je vous propose celle du match contre Pittsburgh, victoire du CH par 2-1 en fusillade. Les étoiles choisies par le public, la première David Desharnais (bon petit Québécois, travaille fort, une passe), Carey Price (nouveau chouchou, 32 arrêts plus cinq en fusillade) et Benoit Pouliot (les deux buts du CH). Pas un seul Pingouin? Ils ont tout de même tiré 32 fois, non? Et leur gardien a bien repoussé 23 rondelles en temps réglementaire et quatre en fusillade, non? Le syndrome «Star Académie» et «Metro Star» a bel et bien atteint le monde du sport, pour son plus grand malheur. À quand le vote pour l’éviction du coach?

Et justement, moi qui n’ai jamais participé à aucun de ces votes populaires, s’il s’en présentait un pour évincer le «flamboyant et volubile» Jacques Martin, je serais le premier à sauter sur le téléphone et à voter deux fois plutôt qu’une. Pas d’accord, mais alors pas du tout avec la façon dont Martin a traité deux de ses plus talentueux joueurs, Andreï Kostitsyn et P.K. Subban. Le premier connaissait un bon début de saison lorsque Martin s’est servi de lui pour faire la leçon aux vétérans improductifs; un Russe, c’est toujours mieux accepté et plus facile qu’un Gomez ou un Cammalleri payés à coups de millions. Quant à Subban, si un coach d’expérience n’a que la passerelle comme incitatif pour passer un message à une recrue créative et bourrée de talent (pour une fois qu’on en a un à Montréal), il devrait faire ses valises et aller coacher à Kalamazoo.

Au fait, Martin n’a pas beaucoup plus de succès à mettre en branle les Cammalleri, Gionta et Gomez qui se retrouvent respectivement aux 77e, 113e et 152e rangs des pointeurs de la LNH. Et que dire de son utilisation de Carey Price? Le mal-aimé du début de saison a participé à 38 des 42 matchs de son équipe; est-ce bien comme ça qu’on donne du répit à son numéro un et qu’on prépare son numéro deux au cas où? Jacques Martin a déjà fait pire avec de bien meilleures équipes à Ottawa et s’il ne sait pas motiver ses meilleurs éléments, sa place n’est pas derrière le banc du CH. Oui, c’est comme ça que je commence 2011!

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