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On a bien le droit de rêver

On a bien le droit de rêver, non?

Le receveur québécois Russell Martin a signé avec les Blue Jays de Toronto un contrat de cinq ans qui lui vaudra la modique somme de 82 millions, avance-t-on. La nouvelle était à peine dévoilée que certains amateurs de baseball voyaient un autre signe en faveur du retour des Expos à Montréal.

Outre le fait que les Jays s’offrent un Russell Martin à l’apogée de sa carrière (moyenne au bâton de ,290 avec 11 circuits et 67 points produits, récipiendaire du Gant doré et du Bâton d’argent ayant retiré 4 fois sur 10 des coureurs en tentative de vol l’an dernier), ils viennent de procurer à cet athlète originaire de l’Ontario un peu de stabilité en raison du contrat professionnel qu’il a signé, lui qui a successivement porté les couleurs des Dodgers de Los Angeles (cinq ans), des Yankees de New York et des Pirates de Pittsburgh (2 années chacune).

Il est certain que la nouvelle aura des effets sur la vente de billets pour les matchs pré-saison des Blue Jays à Montréal. Le seul club canadien de la Major League Baseball affrontera en effet les Reds de Cincinnati les vendredi et samedi 3 et 4 avril 2015 au Stade olympique. L’an dernier, l’expérience avait permis au monde du baseball de constater que quelque 96 000 spectateurs s’étaient déplacés pour voir les matchs opposant les Blue Jays aux Mets de New York, alors qu’on a dit candidement aux médias que l’on s’attendait à en accueillir deux fois moins, soit quelque 20 000 spectateurs à chacun des matchs disputés en mars dernier.

Parions que les promoteurs du retour au baseball à Montréal attraperont la balle au bond et sauront utiliser la nouvelle pour l’exploiter du point de vue marketing. Mais soyons honnêtes: après cela, que restera-t-il de l’engouement suscité par la venue du receveur avec l’équipe torontoise?

J’ai bien peur que ça se limite à un coup de publicité, car le fond du problème sera loin d’être réglé. Par contre, on ne peut négliger les efforts effectués par les promoteurs, notamment la réalisation d’une «Étude de la faisabilité du projet de retour d’une équipe de la Ligue majeure de baseball à Montréal», un document fouillé d’une soixantaine de pages qui avait été présenté à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain en 2013. On y apprend que le Target Field, domicile des Twins du Minnesota, pourrait être un bon modèle pour le stade de baseball de Montréal, mais avec une légère différence de capacité d’accueil, soit 39 000 sièges et des poussières pour le stade de Minneapolis avec 54 loges contre 36 000 pour le nouveau stade montréalais avec une soixantaine de loges. Là où le bât blesse, pour plusieurs amateurs et pour les politiciens qui devraient justifier une telle décision, c’est dans la structure de financement du projet. L’étude prévoit un financement public à la hauteur de 33 %, alors que le gouvernement provincial serait propriétaire de l’édifice au terme de sa construction.

N’empêche, plusieurs déclarations publiques de promoteurs du baseball à Montréal nous tendent à croire un possible retour du baseball en 2020. À tout le moins, on précise que la réalisation de ce rêve ne se calcule pas en mois, mais bien en années. Et plusieurs sont d’avis que Toronto et Montréal devraient évoluer dans la même ligue, pour susciter la création d’une rivalité. Et si Russell Martin passait à ce moment-là des Jays aux Expos? On jase, là…

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