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Journal L'Éveil et La Concorde

Na-Na-Na, Na, Hey-Hey, Goodbye!

Ceux et celles qui me côtoient connaissent ma passion pour le golf sous toutes ses formes, qu’il s’agisse d’y jouer, de regarder les professionnels à la télé ou de lire sur ce sujet. Parlez-en à la mère de mes quatre enfants, ma conjointe bien-aimée, qui se tape nombre d’émissions de golf durant le week-end ou bien à mes amis, que je harcèle pour jouer durant les fins de semaine. Il m’arrive aussi très souvent de discuter de la petite balle blanche avec mon collègue André Roy qui, je dois l’avouer, alimente ma jalousie maladive à son égard lorsqu’il me raconte le nombre de parties de golf qu’il joue au cours d’une semaine. Mais ça, c’est mon problème, et je songe sérieusement à consulter pour le régler. Et là, je parle de mon conseiller à la retraite, pas d’une consultation chez le psy!

En revanche, une maladie contre laquelle je ne voudrais J-A-M-A-I-S recevoir un quelconque vaccin est mon aversion pour les joueurs qui ralentissent le jeu indûment. J’ai la chance de pouvoir jouer parfois durant la semaine, où les terrains sont moins occupés, et j’ai des partenaires de jeu qui ont peut-être bien des défauts mais qui, au moins, ne souffrent pas de troubles obsessifs compulsifs lorsque vient le temps de frapper leur balle. Je suis tout à fait d’accord avec la mise en place d’une routine et je comprends son importance, qui permet au golfeur de réunir chaque fois les mêmes éléments pour assurer (c’est un bien grand mot pour les amateurs, j’en conviens!) un élan réussi. Par contre, je suis un fervent amateur du ready golf: préparons-nous pendant que les autres golfeurs s’exécutent au lieu de regarder tomber la balle de tout un chacun, puis de la commenter avec moult détails, avant d’amorcer un début de semblant de préparation.

Comme bon nombre de téléspectateurs, j’ai été témoin d’un exemple frappant de manies agaçantes lors de la tenue du Championnat des joueurs de la PGA, durant la fin de semaine du 12 mai dernier. Je subissais comme un supplice les coups de Kevin Na chaque fois que la caméra présentait le golfeur américain. Ses «waggles», en bon français, n’en finissaient plus de finir.

Certains diront qu’il faut être compréhensif avec le joueur: imaginez la pression que le golfeur devait subir en tant que participant vedette du 5e tournoi majeur de la saison, particulièrement le dimanche, alors qu’il a amorcé la ronde finale en tête du classement. On avait qu’à le voir partir comme une bombe après chaque coup pour sentir son malaise. Sa nervosité manifeste amplifiait sa difficulté à s’exécuter, ce qui nourrissait le caractère malsain de ses manies et jouait encore plus sur sa nervosité. Imaginez si la PGA avait mis en fonction un système de pénalité pour les retardataires! C’est comme le principe de la saucisse Hygrade, mais avec un arrière-goût encore plus élevé que le prix des hot-dogs qui sont vendus au Centre Bell.

La suite était écrite dans le ciel: des bogueys à la pelle au cours des premiers trous ont fait perdre à Na toute chance de remporter le tournoi. Il n’en reste pas moins que les indécisions de Kevin Na sont contre-productives et qu’elles ont mené à sa perte. Pour les amateurs comme pour les pros, less is more!

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