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Journal L'Éveil et La Concorde

Matt Cooke superstar

S’il subsistait encore des doutes dans certains esprits sur la place qu’occupe Sidney Crosby en tant que plus grande vedette de la Ligue nationale de hockey (LNH), j’espère qu’ils ont été dissipés le 17 mars dernier, lors du match que les Penguins de Pittsburgh ont remporté contre les Devils du New Jersey par la marque de 5-2. Non seulement Sid The Kid a-t-il obtenu deux passes en jouant avec des compagnons de troisième trio, mais il a réussi à faire passer Matt Cooke pour un Ilya Kovalchuk le temps d’un match, ce dernier réussissant à compter deux buts et à obtenir la troisième étoile du match.

Sidney Crosby est un joueur talentueux, ça, tout le monde s’entend pour le dire. Ses statistiques individuelles en font l’un des meilleurs marqueurs de la Ligue nationale, et la saison 2011-2012 s’annonçait comme l’une des plus prolifiques de sa carrière, jusqu’à vous savez quoi. J’allais dire que le hasard en a voulu autrement, mais on est loin du hasard, surtout lorsqu’on parle de la Ligue nationale de hockey, qui a les deux pieds dans le ciment lorsque vient le temps d’appliquer un règlement clair et précis pour protéger ses patineurs. Ce n’était qu’une question de temps avant que les meilleurs joueurs, le trademark d’une ligue professionnelle, faut-il le rappeler, en fassent les frais. Combien de Crosby, de Marc Savard ou de Jason Pominville la Ligue nationale de hockey va-t-elle continuer d’envoyer dans les étoiles avant de sévir, et ce, de façon durable? Mais je m’égare un peu, c’est un autre dossier, car il est question ici de discuter des fabuleux talents offensifs de cette troisième ligne d’attaque des Penguins de Pittsburgh, laquelle fait rougir à peu près toutes les équipes de la LNH. Non seulement, disais-je, Sidney Crosby est-il capable du meilleur sur le plan individuel, mais il est aussi capable, comme par magie, de rendre meilleur n’importe lequel de ses coéquipiers. Il le fait avec Matt Cooke, il le ferait avec Travis Moen, il le ferait même avec Scott Gom… Désolé, je m’égare encore une fois.

Loin de moi l’idée de taper sur la tête du fougueux Alexander Ovechkin, il vit déjà assez de problèmes cette année sur le plan individuel avec son 50e rang des pointeurs alors que ses Capitals peinent à rester parmi les équipes qui seront des séries du printemps – au moment d’écrire ces lignes, Washington était loin du septième rang dans l’Est et était talonné par Buffalo et les étonnants Jets de Winnipeg –, mais je suis d’avis que notre camarade russe, celui-là même qui est vu comme le plus grand rival de Crosby, est plus une diva capricieuse qu’un véritable leader et qu’il cracherait sur une place au sein d’un troisième trio. Ah oui, lorsque tout va bien, Monsieur Ovechkin pète le feu, mais lorsqu’une tempête éclate et qu’elle entache sa propre production, là, il est bon pour une grosse portion de boudin au bout du banc. Pourtant, Crosby aurait eu toutes les raisons de rechigner. D’abord, son statut de superstar et de joueur de concession lui permettrait au pire de rechigner sur des compagnons de trio avec lesquels il ne veut pas évoluer (ça vous rappelle quelque chose à Montréal?), au mieux d’obtenir le droit de jouer avec les meilleurs ailiers, quitte à passer son tour quelques présences pour respecter à la lettre son plan de remise en forme. Et puis, constatez toute l’ironie de la situation actuelle: Sid The Kid, probablement le meilleur joueur de hockey au monde, patine avec le même genre de goon qui hypothèque dangereusement des carrières – dans le cas de Crosby, on pourrait dire «qui a failli hypothéquer», mais on ne le sait pas encore. Pourtant, il joue avec Cooke et, en plus, il lui permet de contribuer à l’équipe autrement qu’à titre d’arracheur de têtes ou de cracheur de dents. Matt Cooke superstar? Je blague à peine.

 

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